dimanche 20 décembre 2015

27 Décembre La chambre interdite

DIMANCHE 27 DÉCEMBRE 16H
LA CHAMBRE INTERDITE
de Guy Madin
(Canada - 2015 - 1h59 - VO) avec Maria de Medeiros, Mathieu Amalric
sortie nationale 

Entretien avec Guy Maddin

 Dans le sous-marin SS Plunger, l’oxygène se fait rare. Le compte à rebours vers une mort certaine est enclenché. L’équipage cherche en vain le capitaine, le seul capable de les sauver. Soudain, de manière improbable, un bûcheron perdu arrive parmi eux et leur raconte comment il a échappé à un redoutable clan d’hommes des cavernes. Sa bien-aimée à été enlevée par ces hommes féroces, et il est prêt à tout pour la sortir de là. Embarquez dans le SS Plunger et faites le tour du monde des paysages oniriques, dans un tourbillon d’aventures peuplées de femmes fatales, de fous à lier et d'amoureux transis.
Bande Annonce


Onzième long métrage de Guy Maddin, La Chambre interdite est une immersion audio-visuelle passionnante dans un univers surréaliste, mi onirique mi absurde, où la narration se déploie comme un cadavre exquis composé de réinventions de films perdus dans les méandres de l’Histoire. Un hommage vibrant et expérimental au 7 ème art. Mais le film dont il est question à présent ne ressemble à rien de ce que vous avez vu ! Composé lui même de dix-sept fragments inspirés par des films perdus de grands et petits maîtres du cinéma, La Chambre interdite est une réalisation complexe, qui mêle les narrations comme un patchwork sans queue ni tête. Œuvre la plus longue jamais conçue par le fantasque Maddin, elle tire sa source d’un projet multimédia nommé Séances pour lequel cent courts métrages furent tournés en live et en public au Centre Pompidou et au Centre Phi de Montréal, soit un par jour. La Chambre interdite pourrait ainsi s’apparenter à un rituel s’apparenter à un rituel de possession, une hypnose, une transe. Car malgré son casting de stars internationales il s’agit sûrement d’une des œuvres les plus conceptuelles de Maddin, mais aussi une des plus impressionnantes visuellement, où il retrouve la richesse des couleurs de Careful mais où le numérique est utilisé pour rappeler l’analogique. Maddin nous propose un des plus beaux hommages possibles au 7ème art sous une forme insolite et ultra personnelle.
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