jeudi 5 octobre 2017

17 Octobre Ceux qui nous restent (Lumière sur le Méliès)

Mardi 17 Octobre 20h45
CEUX QUI NOUS RESTENT
d’Abraham Cohen
France, 2017, 120’

Dans le cadre des Rencontres du cinéma documentaire
AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR




Pendant 2 ans, la lutte des salariés du cinéma Le Méliès a agité la ville de Montreuil. Ceux qui nous restent garde la mémoire de ces moments de vie, de grève, de rage, d’espoir, et rend hommage aux films qui nous habitent et nous aident à affronter les injustices et les violences du monde.
« En discutant avec les uns et les autres (membres de l'équipe, spectateurs actifs et passifs dans leur soutien au mouvement), j'ai vu et entendu à quel point le cinéma était important dans leur vie et à quel point cet endroit, le Méliès, était un repère, un refuge. 
 Un lieu de vie, tout simplement. 



De cela, ils sont devenus orphelins lorsque l’équipe a été “décapitée”, pour reprendre l’expression de Bertrand Tavernier.
L'amplitude et la force du soutien à la “lutte” viennent en bonne partie de ce manque ». 
Abraham Cohen

23 Octobre Pour le réconfort

Lundi 23 Octobre 20H30
POUR LE RÉCONFORT
de Vincent Macaigne
(France - 2017 - 1h31)
avec Emmanuel Matte, Pascal Reneric, Laure Calamy

 
AVANT-PREMIÈRE SUIVIE D'UNE RENCONTRE AVEC LE RÉALISATEUR
Sélection ACID, Cannes 2017


extrait

Pascal et Pauline reviennent sur les terres de eurs parents après des années de voyage, et se
retrouvent dans l'impossibilité de payer les traites du domaine. Ils se confrontent à leurs
amis d'enfance qui eux, d'origine modeste, n'ont jamais quitté leur campagne. Et à Emmanuel
surtout, qui veut racheter leur terrain au meilleur prix pour l'expansion de ses maisons de
retraite. Entre les amitiés d'hier et les envies de demain, la guerre aura-t-elle lieu ?
Vincent Macaigne filme ici avec simplicité et au plus près, des personnages que tout oppose,
socialement et culturellement. Il donne ainsi à voir les cruelles fractures qui existent au sein de
la société française actuelle. 

Le scénario, inspiré de “La Cerisaie” d’Anton Tchekhov, met en scène les retrouvailles d’amis d’enfance, après des parcours de vie différents. Une histoire tendre et pleine de colère, où se développent des rapports de séduction à la Marivaux ou à la Beaumarchais. Ce film a agi un peu comme un électrochoc, par son style et son propos.
Jean Couturier

21 Octobre La Passion Van gogh

Samedi 21 Octobre 16h30
LA PASSION VAN GOGH 

de Dorota Kobiela et Hugh Welchman
(GB/Pologne - 2017 - 1h34)
avec Pierre Niney, Chloé Berthier, Xavier Fagnon

sortie nationale
Bande annonce

Paris, été 1891, Armand Roulin est chargé par son père, le facteur Joseph Roulin, de remettre
en mains propres une lettre au frère de Vincent van Gogh, Theo. En effet, la nouvelle du suicide
du peintre vient de tomber. À Paris, Theo est introuvable. Le jeune homme apprend que
celui-ci, n’a survécu à son frère que quelquesmois. Armand se rend alors à Auvers-sur-Oise,
pour comprendre son geste désespéré.
La Passion Van Gogh est une véritable prouesse technique et artistique (sept ans de travail, un
scénario basé sur 800 lettres de Van Gogh et mis en images grâce à 66 960 plans peints à la
main, dix jours pour peindre une seule seconde de film…) qui impose un respect immédiat.
Mais si sa seule conception s’avère fascinante, c’est bien parce qu’elle nous invite à pénétrer
l’âme de l’un des plus grands artistes de tous les temps. Parce qu’il laisse le personnage de Van
Gogh à distance tout en nous faisant pénétrer son art, le film crée une fascination pour
l’artiste qui contamine jusqu’aux protagonistes, dont les souvenirs arborent le style si
caractéristique du peintre. Le choix d’acteurs pour les incarner, s’il surprend d’abord par la
fluidité imprimée à l’écran, se montre idéal pour restituer les émotions humaines que le
hollandais cherchait à transposer sur ses toiles.
Guillaume Lasvigne, Sens Critique

7 novembre Rêves en rose

Mardi 7 Novembre 20h30
RÊVES EN ROSE

de Dusan Hanak.

avec Juraj Nvota, Iva Bittova
(Tchécoslovaquie - 1977 - 1h21 - VO)
AVANT-PREMIÈRE DE RÉÉDITION, EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR


 
extrait


Jakub, facteur rêveur et magicien en herbe, jongle entre les colis et les services rendus aux
villageois. Son regard croise celui de la belle gitane Jolanka. Ensemble, ils vont tenter de
vivre un premier et grand amour, malgré la pression de leurs communautés respectives…
Rêves en rose est le tout premier film de l'histoire du cinéma tchécoslovaque a s'être intéressé
à la communauté Rom, osant même la placer au centre de l'intrigue. Discriminée depuis des
décennies dans cette partie de l'Europe, cette minorité est un véritable tabou pour la société

communiste de l'époque. Peu diffusé dans le pays à cause de son sujet controversé, malgré
ses nombreux prix remportés sur la scène locale (Prix du public du Festival de Bratislava), il est
pourtant le seul film slovaque à avoir été exporté à l'étranger pendant les années 1970.
Ce portrait poétique et sensible de ces amours contrariés reste terriblement actuel. Il expose
avec force et réalisme la relation conflictuelle des deux cultures, au rythme d'une somptueuse
bande originale folk entraînante et désespérée. Un cri de liberté tragique et bouleversant.
Une redécouverte formidable !
La description de ces deux univers inconciliables allie un indéniable réalisme documentaire
à une fantaisie onirique enjouée, inventive, pleine de charme même si, dans cette suite de vignettes quasi surréalistes, on frôle par moments la poésie fabriquée et si l’humour bon enfant qui égaye l’ensemble est un peu facile et attendu. Pourtant, si l’écueil du trop joli, voire d’une certaine mièvrerie, semble menacer au début, la gravité et une véritable âpreté ne tardent pas à s’immiscer dans le film, contredisant cette première impression.
Avec son foisonnement de motifs et de couleurs, ses chansons folks, son goût du coq à
l’âne, la grâce juvénile de ses protagonistes
Rêves en rose est donc un spectacle des plus plaisants mais la légèreté s’y colore peu à peu

de mélancolie, de profondeur et d’émotion.

9 novembre Maryline

Jeudi 9 Novembre 20h30
Maryline
de Guillaume Gallienne

avec Adeline D'Hermy, Xavier Beauvois, Alice Pol, Vanessa Paradis
(France - 2017 - 1h47 - VO) 

AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

Guillaume Gallienne parle de son film



Maryline a grandi dans un petit village. Ses parents ne recevaient jamais personne et vivaient les volets clos. À 20 ans, elle "monte à Paris" pour devenir comédienne. Mais, elle n'a pas les mots pour se défendre. Elle est confrontée à tout ce que ce métier et le monde

peuvent avoir d'humiliant mais aussi de bienveillant. 







C'est l'histoire d'une femme, d'une femme modeste, d'une blessure.
Un film aura suffi à Guillaume Gallienne pour provoquer une grosse attente sur le suivant.Problème, comment faire « plus » que Guillaume et les garçons à table ? Le comédien/réalisateur choisit la soustraction, l’intimité d’un sujet personnel au travers du parcours d’une actrice sur une vingtaine d’années. Une épopée filmée par étapes, du village et cadre familial à la capitale, des premiers espoirs à la déchéance jusqu’au retour de la bienveillance. Plus qu’un parcours de cinéma (même si on peut
s’approcher de quelques cinéastes et acteurs existants), Gallienne préfère s’attarder sur la violence d’un métier sur les nouveaux venus et sur le fait que cette grande machine à rêve est aussi une machine à broyer. Gallienne va au coeur du jeu, dans les scènes où Maryline n’y arrive pas, sur les planches de théâtre où elle reprend vie. Le personnel et le professionnel ne font ici qu’une chose, un tout qui fait que Maryline avance sans protection. Moins romanesque que Rendez-Vous de Téchiné, Maryline n’hésite pas à forcer le réalisme comme dans cette superbe scène où Vanessa Paradis
(qui mérite désormais un grand rôle) arrête le tournage pour prendre Maryline sous son aile,
avec patience et détermination. Enfin, Maryline est regardée !
Cinéma Star, Strasbourg

vendredi 29 septembre 2017

LES DÉBATS DU FESTIVAL 5ème édition Septembre 2017



Soirée d'ouverture


à propos du film de Robert DOISNEAU
Les Visiteurs du square



Tonie Marshall rencontre le public 
après la projection en avant-première de son film "Numéro une".




Eric Caravaca rencontre les spectateurs après la projection, 
en avant-première, de son film "Carré 35"
À l'issue de ce festival, le jury des adhérents de l'association 
a décerné à "Carré 35" un 1er prix "coup-de-cœur".




Raoul Peck rencontre les spectateurs 
après la projection, en avant-première, de son film "Le jeune Karl Marx".



Kaouther Ben Hania rencontre les spectateurs 
après la projection, en avant-première, de son film "La belle et la meute".




Laetitia Dosch actrice principale du film "Jeune femme" de Leonor Ferraille
rencontre les spectateurs à l'issue de la projection.




Tangui Perron, de Périphérie, reçoit Med Hondo qui présente son film, 
"Soleil Ô" .Rencontre avec les spectateurs à l'issue de la projection.



Josza Anjembe puis Lila Pinell et Chloé Mahieu 
rencontrent les spectateurs à l'issue de la projection, en avant-première, respectivement du court métrage "Le bleu blanc rouge de mes cheveux" et du film "Kiss and cru".



Le jury de Renc'Art au Méliès a décerné une mention spéciale, 
à l'unanimité, au court métrage de Josza Enjambe.
"Le Bleu blanc rouge de mes cheveux"









Laurent Cantet rencontre les spectateurs après la projection, 
en avant-première, de son film "L'atelier".





le journaliste, critique et historien du cinéma, Philippe Rouyer
rencontre les spectateurs à l'issue de la projection, 
en avant-première, du film "Happy end" de Michael Haneke.

mardi 22 août 2017

SAMEDI 23 SEPTEMBRE



14h CHUT!... On fait du bruit
Atelier Bruitage animé par Alain Platiau et Noëlle Guichard
Pour tout public à partir de 7 ans, (pas d’obligation d’inscription)
Pourquoi a-t-on besoin d’un bruiteur au cinéma? Démonstration de bruitages   
Bruitage vidéo réalisé par une quinzaine de participants volontaires.    


14h Demain et tous les autres jours
De Noémie Lvovsky
avec Luce Rodriguez, Noémie Lvovsky, Mathieu Amalric
(France 2017 - 1h31)

Ouverture, Festival de Locarno 2017
avant première

Bande annonce

Mathilde a 9 ans. Ses parents sont séparés. Elle vit seule avec sa mère, une personne fragile à la frontière de la folie. C’est l’histoire d’un amour unique entre une fille et sa mère que le film nous raconte.


16h15 Quel cirque !
Collectif, Tchécoslovaquie, 1957-1983, 35min,
couleur, animation, sans paroles Version restaurée 
à partir de 3 ans - avant première



Le petit parapluie réalisé par Bretislav Pojar
Deux cœurs en piste réalisé par Zdenek Ostrcil
Monsieur Prokouk acrobate réalisé par Karel Zeman
Un programme de trois courts métrages consacré à l’univers du cirque, trois regards poétiques, tendres et drôles, réalisés par de grands auteurs du cinéma d’animation tchèque.

Goûter après la projection







17h30 La Belle et la meute 
de  Kaouther Ben Hania
avec Mariam Al FerjaniGhanem ZrelliNoomane HamdaMohamed AkkariChedly ArfaouiAnissa DaoudMourad Gharsalli
(TunisieFranceSuèdeNorvègeLibanQatarSuisse 2017 - 1h44)
Cannes 2017 Un certain regard
avant première - rencontre avec la réalisatrice



bande annonce

Lors d'une fête étudiante, Mariam, jeune Tunisienne, croise le regard de Youssef. 
Quelques heures plus tard, Mariam erre dans la rue en état de choc. 
Commence pour elle une longue nuit durant laquelle elle va devoir lutter pour le respect de ses droits et de sa dignité. Mais comment peut-on obtenir justice quand celle-ci se trouve du côté des bourreaux ?








20h45 Jeune femme 
de Léonor Serraille
Avec Laetitia DoschGrégoire MonsaingeonSouleymane Seye Ndiaye plus
(France, Belgique - 1h 37min)
Cannes 2017 Caméra d’Or

avant première - rencontre avec Laetitia Dosch



rencontre avec Leonor Ferraille et Laetitia Dosch

Incarnée avec fougue par la géniale Laetitia Dosch, l'héroïne un peu brindezingue de ce premier film d'une inconnue de 31 ans (Léonor Serraille), débarque à Paris pour tenter de faire ou refaire sa vie. Un portrait de femme d'aujourd'hui, d'une grande liberté et d'une grande crudité, traversé de scènes burlesques hilarantes.

Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches, voici Paula, de retour à Paris après une longue absence. Au fil des rencontres, la jeune femme est bien décidée à prendre un nouveau départ.



DIMANCHE 24 SEPTEMBRE




11h 
Elle t’aimera pas même à cent ans 
de Sara Chai
(7’, archives ECPAD)

« Je suis né le 11 janvier 1944 à Sebdou, grosse bourgade de l’ouest algérien, au sud de Tlemcen. Dès 1956 le quartier est entièrement contrôlé par le FLN. Les rumeurs de la guerre restent lointaines à mes oreilles. Un jour de juin 1960, je suis embauché dans la harka du 2e régiment d’étrangers parachutistes. »
rencontre avec la réalisatrice


Soleil Ô
de Med Hondo
avec Yane Barry, Bernard Bresson, Greg Germain
(France 1973 - 1h38)
Cannes Classics 2017
avant première de réédition
Restauration Martin Scorsese
rencontre avec le réalisateur et Tanguy Peron



Dans une colonie française non identifiée en Afrique de l'Ouest, les hommes noirs s'alignent devant un prêtre blanc pour le baptême et le « renommage, » la première étape d'un processus qui les déracine et les subjugue simultanément. En France, les noirs coloniaux, encouragés par la propagande, viennent chercher une vie meilleure. Ce qu'ils trouvent, c'est le chômage ou une poignée d'emplois «sales», des conditions de vie inacceptables, un racisme nu et une indifférence bureaucratique. En cherchant un nouveau langage, Med Hondo a évité tout récit conventionnel. Des séquences d'ouverture stylisées et surréalistes aux aventures épisodiques d'un homme particulier, le réalisateur présente une série de pièces imaginatives, reliées par le narratif vocal, qui étudient et dramatisent un ensemble de thèmes interdépendants. Une attaque cinglante contre le colonialisme, le film est également un exposé choquant du racisme et un acte d'accusation brutal et ironique des valeurs capitalistes occidentales.



14h Dans la forêt enchantée de Oukybouky
De Rasmus A. Sivertsen

(Norvège - animation - 2016 - 1h12)

teaser

Il fait bon vivre dans la Forêt de Oukybouky. Pourtant, les souris Lucien et Sam la Vadrouille, Maître Lièvre et la Famille Écureuil doivent rester prudents car certains voisins ont parfois le ventre creux et les dents longues... Quand Marvin le Renard et Horace le Hérisson tentent de croquer Lucien et sa grand-mère, les habitants de la forêt décident d’agir. Mais comment persuader Marvin et Horace qu’ils devront désormais remplir leurs assiettes avec des noisettes ?

Atelier coloriage géant après la projection
Réservation souhaitable à : amelie.desserre@montreuil.fr





15h30 Le Bleu, blanc, rouge de mes cheveux
de Josza Anjembe
avec Grace Seri, Augustin Ruhabura, Mata Gabin
(France 2016 - 21 mn)
avant première - rencontre avec la réalisatrice



À dix-sept ans, Seyna, une adolescente d’origine camerounaise, se passionne pour l’histoire de la France, le pays qui l’a vue naître et dont elle est profondément amoureuse. Son baccalauréat en poche et sa majorité approchant, Seyna n’aspire qu’à une chose : acquérir la nationalité française.











Kiss and cry
de Chloé Mahieu, Lila Pinell
avec Sarah Bramms, Xavier Dias

(France 2017 - 1h18)
rencontre avec les réalisatrices

extrait


Sarah, 15 ans, reprend le patin de haut niveau au club de Colmar, sans trop savoir si elle le fait pour elle ou pour sa mère. Elle retrouve la rivalité entre filles, la tyrannie de l’entraineur, la violence de la compétition





18h L’Atelier 
de Laurent Cantet
avec Marina Foïs , Matthieu Lucci
(France 2017 - 1h54)
Cannes 2017 Un certain regard
avant première - rencontre avec le réalisateur


extrait


Le cinéaste palmé en 2008 pour “Entre les murs” propose une nouvelle immersion dans une classe traversée par tous les troubles de la société francaise. Elle est cette fois constituée de jeunes adultes en atelier d’écriture, avec Marina Foïs pour enseignante.
La Ciotat, été 2016. Antoine a accepté de suivre un atelier d’écriture où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une romancière connue. Le travail d’écriture va faire resurgir le passé ouvrier de la ville, son chantier naval fermé depuis 25 ans, toute une nostalgie qui n’intéresse pas Antoine. Davantage connecté à l’anxiété du monde actuel, il va s’opposer rapidement au groupe et à Olivia, que la violence du jeune homme va alarmer autant que séduire…



21h Happy End
de Michael Haneke
avec Isabelle Huppert, Toby Jones, Mathieu Kassovitz 
(France,Autriche - 1h 50min)
avant première - présenté par Philippe Rouyer (critique)


Extrait


"Tout autour le Monde et nous au milieu, aveugles." Instantané d’une famille bourgeoise européenne.

Aujourd’hui, Haneke est de retour avec une charge (assez chabrolienne sous certains atours de la mise en scène) contre la bourgeoisie, en filmant une grande famille d’industriels du nord de la France (Calais). Ils sont tous horribles bien sûr. En tout cas selon les critères de Haneke : ils contournent les lois, souffrent de perversions sexuelles, n’ont pas de coeur. La cruauté est dans leur sang vicié (théorie qui va à l’encontre de toute pensée scientifique actuelle). Le grand-père (Tringnant) comme sa petite fille sont des sadiques et des manipulateurs absolus. Happy end retravaille sans vraiment les faire progresser des thèmes déjà joués chez Haneke, et se présente quasiment comme une sorte de compile de ses obsessions (l’euthanasie, les images modernes, le mal, l’histoire, etc.). Il livre un film tout aussi glaçant que ses personnages, et glacé comme du papier de revue de luxe. 
Les inrocks

JEUDI 21 SEPTEMBRE

18h Les Visiteurs du square
de Robert Doisneau
avec Attali,Grégori Baquet, Fabienne Chaudat, Adrien Delange, Alice Dessuant, Clara Dessuant, Sara Gautier, Garance Giachino, Olivier Siou, Arthur Spinelli, Jane Val, Paul Vally
Court métrage
(France 1993  - 7 mn)

Un square paisible des bords de Seine, fréquenté par des personnes âgées, des mères de famille et leurs enfants, voit sa tranquillité troublée par l'arrivée d'un jeune homme impudent qui lance dans le jardin une petite voiture télécommandée.


Au revoir là haut 
de Albert Dupontel
avec Albert DupontelLaurent LafitteNahuel Pérez BiscayartÉmilie DequenneMélanie Thierry
d'après le roman éponyme de Pierre Lemaitre Prix Goncourt en 2013
(France 2017)
avant première

bande annonce




Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire..




20h30 Numéro une 
de Tonie Marshall
avec Emmanuelle Devos, Carle Bouquet, Richrd Berry, Sami Frey
(France 2017 - 1h50)
avant première - rencontre avec la réalisatrice





Emmanuelle Blachey est une ingénieure brillante et volontaire, qui a gravi les échelons de son entreprise, le géant français de l'énergie, jusqu'au comité exécutif. Un jour, un réseau de femmes d'influence lui propose de l'aider à prendre la tête d'une entreprise du CAC 40. Elle serait la première femme à occuper une telle fonction. Mais dans des sphères encore largement dominées par les hommes, les obstacles d'ordre professionnel et intime se multiplient. La conquête s'annonçait exaltante, mais c'est d'une guerre qu'il s’agit.

VENDREDI 22 SEPTEMBRE



18h Carré 35
d’Eric Caravaca, 
(France - 1h 07min)
Documentaire
Cannes 2017 sélection officielle
avant première - rencontre avec le réalisateur

la bouleversante autopsie d’une névrose familiale
A l’âge de 3 ans, la sœur d’Eric Caravaca, Christine, est morte. Un drame longtemps caché par sa famille. Dans un documentaire intime Eric Caravaca mène l’enquête, entre la France et le Maghreb. Pour conjurer les fantômes du passé et redonner à Christine “la vie qui lui avait été enlevée”.

Eric Caravaca le dit lui-même avec humour : il est « un retour de couches », né treize mois seulement après celui qu’il a longtemps cru être son seul frère. Il y avait pourtant une sœur aînée, morte à l’âge de trois ans, bien avant leur naissance. Chez les Caravaca, on ne parlait jamais de Christine. Il ne restait aucune trace de la fillette – toutes ses photos avaient été détruites. Pourquoi un tel secret ? La réponse est à découvrir dans Carré 35, le beau film que le comédien et cinéaste vient de présenter en séance spéciale au Festival de Cannes. Un documentaire à la première personne sous forme d’autopsie d’une névrose familiale. Soixante-sept minutes bouleversantes qui redonnent à Christine « la vie qu’elle n’a pas eue et la vie qui lui avait été enlevée une deuxième fois en la niant ».



Carré 35 est un lieu qui n’a jamais été nommé dans ma famille ; c’est l’emplacement de la concession où se trouve le caveau de ma sœur aînée, morte à l’âge de trois ans. Cette soeur dont on ne m’a rien dit ou presque, et dont mes parents n’avaient curieusement gardé aucune photographie. C’est pour combler cette absence d’image que j’ai entrepris ce film. Croyant simplement dérouler le fil d’une vie oubliée, j’ai ouvert une porte dérobée sur un vécu que j’ignorais, sur cette mémoire inconsciente qui est en chacun de nous et qui fait ce que nous sommes.



20h30 Le jeune Karl Marx
de Raoul Peck
avec avec August Diehl, Stephen Hogan, Niels- Bruno Schmidt, Ulrich Brandhoff, Stefan Konarske
franco-germano-belge 2017  - 1h58
avant première - rencontre avec le réalisateur




bande annonce


1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la “Révolution industrielle”, cherchent à s'organiser devant un “capital” effréné qui dévore tout sur son passage. 
Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d’une Allemagne répressive, s’exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d’un riche industriel Allemand. 
Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que “les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, alors que le but est de le changer". Entre parties d'échecs endiablées, nuits d'ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la “bible” des révoltes ouvrières en Europe : “Le manifeste du Parti Communiste”, publié en 1848, une œuvre révolutionnaire sans précédent.