mardi 5 mars 2019

14 MARS TRAVAIL AU NOIR

JEUDI 14 MARS 20H45
TRAVAIL AU NOIR
de Jerzy Skolimowski
(Angleterre - 1983 - 1h37 - VO)
avec Jeremy Irons, Eugene Lipinski, Jiri Stanislav
Présentation Michel Ciment et Jerzy Solimowski

Trois macons polonais et leur contremaitre, Novak, viennent a Londres travailler au noir. Novak, autoritaire, est le seul à parler anglais. Lorsqu'il prend connaissance du coup d'Etat en Pologne, il tait la nouvelle a ses compatriotes...

Bande annonce



































Jerzy Skolimowski réalise Travail au noir en réaction à la grave crise qui éclate dans son pays en décembre 1981. Le Parti communiste au pouvoir a instauré la loi martiale face à la montée du tout jeune syndicat Solidarnosc. Le cinéastevit alors en exil à Londres. Il réunit chezblui quatre scénaristes qui doiventbcomposer un récit à partir de sesbindications. Il cherche un acteur pour lerôle principal, celui du contremaître Nowak. 
Il contacte Jeremy Irons. Le filmbdevra se faire en quelques semaines carbIrons est enthousiaste mais doit tournerbun mois plus tard pour une autre production. 
Après une scène d'exposition à l'aéroport de Londres, Travail au noir se déploie dans un espace réduit, un quartier résidentiel de la ville. 
Trois ouvriers polonais et leur contremaître se trouvent coincés entre une maison à rénover, le supermarché voisin et quelques commerces du quartier. Dans ce petit périmètre, Skolimowski se livre à une réflexion subtile et complexe, amusée et douloureuse, sur le monde contemporain. Nowak et ses ouvriers sont coupés de leurs épouses ou familles, mais aussi du drame que traverse la Pologne. L'événement n'apparaît à Nowak que par les images froides de téléviseurs en vitrine. Il parle à une photographie de sa femme et l'imagine jusqu'à l'obsession dans les bras de son patron. Mais la petite troupe venue de l'Est fait aussi la découverte brutale de l'Occident : ses cadences de travail infernales (les accidents de chantier et les manipulations de Nowak), son individualisme radical (la mesquinerie des voisins londoniens), la prégnance de la surveillance et l'insécurité qu'elle engendre (les scènes
récurrentes de vol à la supérette), une société où les individus se font tous concurrence.
Pauline de Raymondd









18 MARS 8 AVENUE LENINE

LUNDI 18 MARS 20H15
8 AVENUE LENINE
de Valérie Mitteaux, Anna Pitoun

(France - 2018 - 1h 40)
SEMAINE DE LUTTE CONTRE LE RACISME ET L’ANTISÉMITISME
Rencontre avec les réalisatrices

Bande annonce


8, avenue Lénine est un documentaire de société sur Salcuta Filan et ses deux enfants, Denisa et Gabi. Une famille rom roumaine qui vit en banlieue parisienne depuis 15 ans. Alors que de nombreux responsables politiques ne cessent d’affirmer que les Roms ont “vocation à rentrer chez eux”, Salcuta fait la preuve que la France et l’Europe ont la capacité de les accueillir dignement et que lorsque c’est le cas, il n’y a plus de « question rom ». Car en tant qu’Européenne, Salcuta a choisi. Et chez elle, c’est ici, en France.
Du bidonville à l’insertion sociale, les quinze ans de parcours du combattant d’une famille rom pour vivre dignement. Un doc poignant.
Emmanuelle Skyvington, Télérama 

On est dans ce que le documentaire peut offrir de plus pur et complexe : une perception du réel qui
triche le moins possible pour restituer une vérité nue.
Thomas Baurez, Première.







30 MARS KAÏRO

SAMEDI 30 MARS 20H30
KAÏRO
de Kiyoshi Kurosawa
(Japon - 2000 - 1h57 - VO)
avec Haruhiko Kato, Kumiko Aso, Katô Koyuki
CYCLE HORRIBLE MELIES
Séance suivie d’une rencontre avec le critique de cinéma, Stéphane Du Mesnildot (Les Cahiers du cinéma).

Taguchi, un jeune informaticien, est retrouvé pendu dans son appartement. Sous le choc, ses collègues cherchent à en savoir plus sur ce suicide inexplicable. La victime a laissé un mystérieux message contenu dans une simple disquette. De toute évidence, celle-ci recèle un virus qui
contamine ses utilisateurs et a de graves répercussionssur leur comportement. A Tokyo, l'inquiétude grandit. On est en présence d’une jeunesse sans passé et sans référence, le Japon décrit n’étant qu’un système informatique entièrement composé de simulacres.
Très pessimiste sur l’avenir du pays, Kaïro est certainement le plus beau film de son auteur grâce à
la puissance de ses images métaphoriques.
Stéphane Caillet, Avoir alire



Extrait

4 AVRIL LA LUTTE DES CLASSES

JEUDI 4 AVRIL 20H30
LA LUTTE DES CLASSES
de Michel Leclerc
(France - 2019 - 1h40)
avec Leïla Bekhti, Edouard Baer, Ramzy Bedia,Baya Kasmi

Sortie Nationale
RENCONTRE AVEC MICHEL LECLERC ET BAYA KASMI




Bande annonce
Reportage sur le tournage à Bagnolet

Sofia et Paul emménagent dans une petite maison de
banlieue. Elle, brillante avocate d’origine magrébine, a
grandi dans une cité proche. Lui, batteur punk-rock et
anar dans l’âme, cultive un manque d’ambition qui
force le respect ! Comme tous les parents, ils veulent le
meilleur pour leur fils Corentin, élève à Jean Jaurès,
l’école primaire du quartier. Mais lorsque tous ses
copains désertent l’école publique pour l’institution
catholique Saint Benoît, Corentin se sent seul.
Comment rester fidèle à l'école républicaine quand
votre enfant ne veut plus y mettre les pieds ? Pris en
étau entre leurs valeurs et leurs inquiétudes
parentales, Sofia et Paul vont voir leur couple mis à
rude épreuve par la « lutte des classes ».
Un film très drôle, très Bagnolet-Montreuil, très
intelligent dans la façon d’opérer une coupe dans la
société française à partir d’une simple question sur la
scolarité d’un enfant. Carton à prévoir !


samedi 26 janvier 2019

2 FÉVRIER TOUT CE QU'IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION

SAMEDI 2 FÉVRIER 18H
Tout ce qu’il me reste de la révolution
de Judith Davis
(France - 2019 - 1h28)
avec Judith Davis, Malik Zidi, Claire Dumas
Sortie Nationale


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Angèle avait 8 ans quand s’ouvrait le premier McDonald’s de Berlin-Est… Depuis, elle se bat contre
la malédiction de sa génération : être né « trop tard », à l’heure de la déprime politique mondiale. En colère, déterminée, Angèle s’applique autant à essayer de changer le monde qu’à fuir les rencontres amoureuses.
Comment parler des illusions marxistes qui se sont cassées la gueule ? En râlant ! Dans cette comédie
romantico-politique rageuse et très drôle, la jeune réalisatrice incarne elle-même Angèle, une jeune
architecte qui vitupère contre tout et tout le monde, tentant de compenser l’échec des idéologies de ses parents militants : papa qui n’a pas bougé d’un iota depuis qu’il distribuait l’Humanité, et maman qui a tout lâché pour s’installer à la campagne.
Vouloir changer le monde : hériter de ce rêve est une malédiction, mais, aussi, une injonction à tracer sa propre voie citoyenne et sentimentale. Le film, adapté d’un spectacle du collectif L’Avantage du doute, fluide et énergique dans sa mise en scène, est un festival de dialogues, dont certains appelés à devenir culte –
« Ce n’est pas un peu réducteur de se présenter par sa profession ? Je ne dis pas ça parce que je n’en ai pas… ». Ils fusent, échangés avec un plaisir communicatif par une troupe de comédiens épatants.
Une comédie qui redonne la foi en tout.
Guillemette Odicino, Télérama

12 FÉVRIER JE VOIS ROUGE

MARDI 12 FÉVRIER 20H30
JE VOIS ROUGE
de Bojina Panayotova
(France - 2018 - 1h23)

Séance suivie d’une rencontre avec Bojina Panayotova.
Sortie Nationale


Extrait
Entretien avec Bojina Panayotova


Après vingt-cinq ans passés en France, je retourne en Bulgarie avec un soupçon vertigineux: et si ma famille avait collaboré à la police politique du régime communiste ? Je convaincs mes parents
de faire une requête auprès de la commission spéciale qui a récemment ouvert les dossiers de la police secrète.
Au bout du voyage, les surprises bousculent ma démarche et provoquent un tremblement de terre dans la famille.

22 FÉVRIER LA FAVORITE

MARDI 22 FÉVRIER 21H
La Favorite
de Yórgos Lánthimos
(USA - 2019 - 2h - VO)
avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz
Sortie Nationale

bande annonce





Début du XVIIIe siècle. L’Angleterre et la France sont en guerre. Toutefois, à la cour, la mode est aux courses de canards et à la dégustation d’ananas. La reine Anne, à la santé fragile et au caractère instable, occupe le trône tandis que son amie Lady Sarah gouverne le pays à sa place. 
Lorsqu’une nouvelle servante, Abigail Hill, arrive à la cour, Lady Sarah la prend sous son aile, pensant qu’elle pourrait être une alliée. Abigail va y voir l’opportunité de renouer avec ses racines aristocratiques. Alors que les enjeux politiques de la guerre absorbent Sarah, Abigail quant à elle parvient à gagner la confiance de la reine et devient sa nouvelle confidente. Cette amitié naissante donne à la jeune femme l’occasion de satisfaire ses ambitions, et elle ne laissera ni homme, ni femme, ni politique, ni même un lapin se mettre en travers de son chemin.

N'ayant point perdu une once de son inventivité absurde et encore moins de la radicalité singulière de
sa mise en scène, Lanthimos (The Lobster) déjoue le classicisme avec modernité et s'amuse une nouvelle fois à déstabiliser son spectateur par la force d'une délirante odyssée en costumes esthétiquement remarquable, aussi désopilante que dérangeante - sa marque de fabrique -, un pur film d'époque qui n'a pourtant... strictement rien ou presque, d'un film d'époque. Passé les fameux codes et passages obligés du genre (le faste des costumes et des décors, le ton du language, les us et coutumes de l'époque,...), le cinéaste concocte un fantastique et déluré ménage à trois, un triangle amoureux radical et cruel entre trois femmes sous fond de jeu de pouvoirs et de séduction jouissivement impudique et fascinant dans son élan de révision-nisme. Renversant littéralement l'ordre établi
(les femmes tirent, mangent et parlent de guerre et de mort comme des hommes), il s'échine même, tel un anti-Elizabeth, à dévoiler une vision sincère de l'humanité de l'époque : pourrie, sale, sexuellement libérée et vulgaire, loin des canons jouant la carte de la réserve et de la décence loin d'être toujours juste. Un écrin d'exception, véritable terrain de jeu de tous les possibles pour ces trois héroïnes-titres, à la fois dominés et dominantes, d'une Olivia Colman imposante et tempétueuse en reine Anne à une Emma Stone en complet contre-emploi, entre candeur et brutalité, sans oublier la lumineuse Rachel Weisz, dont la prestation caustique et délicate. Faux drame d'époque à la limite du mélodrame tortueux mais vraie comédie fascinante, percutante et volontairement bouffone, bien plus maligne et juste qu'elle n'en a l'air, dont le cynisme furieux hante encore longtemps après sa vision, La Favorite est un bijou de cinéma décomplexé, dérangeant et follement pessimiste comme on
aimerait en voir plus souvent.
On t'aime Yogos, vraiment...
Jonathan Chevrier, Fucking cinephiles

14 MARS TRAVAIL AU NOIR

JEUDI 14 MARS 20H45 TRAVAIL AU NOIR de Jerzy Skolimowski (Angleterre - 1983 - 1h37 - VO) avec Jeremy Irons, Eugene Lipinski, Jiri Sta...