dimanche 22 juillet 2018

27 JUILLET UNE PLUIE SANS FIN

VENDREDI 27 JUILLET 20H45
Une pluie sans fin
de Dong Yue
(Chine - 2018 - 1h59 - VO)
avec Yihong Duan, Yiyan Jiang et Yuan Du
Grand prix au Festival du film policier de Beaune
Sortie Nationale
Bande annonce

1997, à quelques mois de la rétrocession de Hong Kong, la Chine va vivre de grands changements… Yu Guowei, le chef de la sécurité d’une vieille usine, dans le Sud du pays, enquête sur une série de meurtres commis sur des jeunes femmes. Alors que la police piétine, cette enquête va très vite devenir une véritable obsession pour Yu… puis sa raison de vivre.
Premier film du réalisateur Dong Yue, Une pluie sans Fin a reçu le grand prix au dernier festival du film policier Beaune. Prix amplement mérité quand on voit avec quelle maîtrise le film distille une ambiance sombre, digne des plus grands films policiers [...] Ce qui fait la force du film, c’est la profondeur de son propos. Pendant que l’enquête prend le dessus, Dong Yue n’hésite pas à présenter en sous texte une Chine industrielle, en pleine transition pendant la rétrocession de Hong Kong. Le film devient petit à petit une étude captivante sur les changements économiques et sociaux et les
conséquences sur ses habitants. Malgré quelques petites longueurs que l’on peut facilement pardonner pour un premier long métrage, Une pluie sans Fin impressionne par sa maîtrise. Dong Yue est un jeune réalisateurscénariste à surveiller de très près.
Laura Enjovly, Fucking Cinephiles

18 AOUT MARIE SHELLEY

SAMEDI 18AOÛT 18H45
MARIE SHELLEY
de Haifaa Al Mansour
(USA - 2018 - 2h - VO)
avec Elle Fanning, Douglas Booth,
Bel Powley
sortie nationale

Bande annonce




En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la
culture populaire à tout jamais.
Le nouveau film de la saoudienne Haifaa al- Mansour, bien loin de l'univers de Wadjda, raconte la vie de Mary Shelley, entre 16 et 18 ans, de sa rencontre avec le poète à l'écriture et à l'édition de Frankenstein.
Le film est particulièrement intéressant quand il décrit la genèse de la création de Frankenstein,
ou comment elle a créé un monstre, devenu un classique de la littérature fantastique. Elle Fanning, un peu transparente et acidulée dans des rôles précédents, se révèle très douée pour exprimer toutes les facettes d'une Marie Shelley qui a retranscrit dans son roman son sentiment d'isolement et d'abandon. En fin de compte, les deux heures du film passent comme un charme dans une histoire où la note féministe est importante mais sans jamais être assénée. Un peu comme dans Wadjda, en définitive.

6nezfil, Sens critique

vendredi 20 juillet 2018

24 AOÜT DE CHAQUE INSTANT

VENDREDI 24 AOÛT 20H30
De chaque instant
de Nicolas Philibert
(France - 2018 - 1h45)
avec les élèves de l’institut de formation en soins infirmiers 
de la Croix-Saint-Simon... à Montreuil.
sortie nationale
EN PRÉSENCE DE NICOLAS PHILIBERT








Chaque année, elles sont des dizaines de milliers à se lancer dans les études qui leur permettront de devenir infirmières. Admises au sein d’un « Institut de Formation en Soins Infirmiers », elles vont partager leur temps entre cours théoriques, exercices pratiques et stages sur le terrain. Un parcours intense et difficile, au cours duquel elles devront acquérir un grand nombre de connaissances, maîtriser de nombreux gestes techniques et se préparer à endosser de lourdes responsabilités. 
Ce film retrace les hauts et les bas d’un apprentissage qui va les confronter très tôt, souvent très jeunes, à la fragilité humaine, à la souffrance, la maladie, et aux fêlures des âmes et des corps.











Seize ans après Etre et avoir, tourné dans à une école à classe unique en milieu rural, c'est un autre grand film sur l'apprentissage que propose Nicolas Philibert avec De chaque instant. 
Le documentariste a accompagné les élèves de l'Institut de formation en soins infirmiers de la Croix-Saint-Simon à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pendant leur découverte progressive du métier d'infirmière, à l'école comme en stages au contact des malades. Un film d'une grande humanité, à la fois plein d'humour et bouleversant, qui offre, aussi, un témoignage précieux sur les souffrances des
personnels hospitaliers.
Samuel Douhaire, Télérama

PUBLIC

jeudi 19 juillet 2018

27 AOUT GUY

VENDREDI 27 AOÛT 20H3O
Guy
d’Alex Lutz
(France - 2018 - 1h41)
avec Alex Lutz, Tom Dingler, Pascale Arbillot, Dani, Brigitte Rouän
Semaine de la critique, Cannes 2018
AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE D’ALEX LUTZ









Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu'il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son
heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. 
Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.





Réalisateur et comédien, vieilli de plusieurs décennies, cheveux blancs, fumeur invétéré, bagues aux doigts, Alex Lutz parvient à faire oublier le comédien qu'il est. Il livre une performance à couper le souffle. On retrouve dans le film de l'acteur-metteur en scène strasbourgeois les thèmes qui lui sont chers : le temps, la nécessité de profiter du moindre instant et de ses proches, d'aimer enfin. 
Le personnage est d'un abord rustre - on pense à Alain Delon - et n'est pas complètement sympathique.
Guy suscite des rires, mais n'est pas une comédie. Plutôt une réflexion mélancolique et émouvante sur un homme qui sait que sa jeunesse est derrière lui, mais n'entend pas baisser les bras…

Nathalie Simon, Le Figaro

samedi 9 juin 2018

19 JUIN A GENOUX LES GARS

MARDI 19 JUIN 20H15
A genoux les gars
de Antoine Desrosières
(France - 2018 - 1h38)
avec Souad Arsane, Inas Chanti, Sidi Mejai
Un Certain Regard, 71e Festival de Cannes
Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement
AVANT-PREMIERE AVEC TOUTE L’ÉQUIPE DU FILM
Bande annonce


En l'absence de sa soeur Rim, que faisaitYasmina dans un parking avec Salim et Majid, leurs petits copains ? Si Rim ne sait rien, c'est parce que Yasmina fait tout pour qu'elle ne l'apprenne pas. Quoi donc ? L’inavouable… le pire… la honte XXL, le tout immortalisé par Salim dans une vidéo potentiellement très volatile.
Fort d'une caméra qui scrute chaque microexpression de ses personnages, Desrosières se fond avec une aisance brute dans un flot continu de mots et de maux, qu'il embrasse avec une sincérité désarmante. 
Non content d'explorer avec son héroïne une situation sociale et sexuelle explosive, il fait avec la
volonté d'accoucher d'images chocs, pour ne pas dire impensables, au détour de séquences dont l'audace graphique, thématique et politique surprend systématiquement.
A Genoux les Gars est probablement une des productions hexagonales contemporaines à avoir le mieux abordé la question de la réification de la femme par l'homme. Une orientation qui ne verse jamais dans le sermon pontifiant, préférant explorer les paradoxes, surprises et questionnement inhérents au genre, au consentement et au plaisir avec un humour féroce, aussi direct qu'un coup de
boule et frontal qu'une blague de cul narrée par un archidiaque beurré à la suze, le film se
métamorphose jusqu'à devenir l'improbable mariage entre le Club des 5 et Gaspar Noé. Face à une créativité et un courage politique aussi radicaux, on est presque Instantanément emporté par cet hilarant et révoltant maelström. Et si le métrage souffre ici ou là de petites pétouilles techniques et approximations esthétiques, son énergie éclatante les réduit à néant. Mêler féminisme, politique,
questionnement sexuelle et comédie gouailleuse ressemblait à un impossible défi, que Desrosières relève avec un humour décapant.
Simon Riaux, Ecran Large


23 JUIN COCKTAIL MOLOTOV

SAMEDI 23 JUIN 20H30
Cocktail Molotov
de Diane Kurys
(France - 1980 - 1h40)
avec Elise Caron, Philippe Lebas, François Cluzet
RENCONTRE AVEC DIANE KURYS
sortie nationale de réédition

Extrait



Paris, mai 1968. Anne aime Frédéric, mais ils sont de milieux différents. Quelques jours avant
l'explosion sociale, Anne se dispute violemment avec sa mère, qui n’accepte pas l’origine
modeste du jeune homme. La jeune lycéenne décide de prendre les devants en entraînant Frédéric dans une fugue vers Venise avec leur pote Bruno.
Un voyage interrompu, une révolution ratée, un amour qui bat de l'aile : ni Diane Kurys ni son héroïne ne prennent ces déconvenues au tragique. Après tout, l'essentiel est de s'être bien amusé et, comme le dit Anne, " d'avoir jeté son soutien-gorge aux orties ". Le film est gai, insouciant, désinvolte, plein de fous rires et de rencontres inattendues. Comme dans Diabolo menthe, son film le plus célèbre, la réalisatrice Diane Kurys a l'impressionnisme des souvenirs.

Jean de Baroncelli

27 JUILLET UNE PLUIE SANS FIN

VENDREDI 27 JUILLET  20H45 Une pluie sans fin de Dong Yue (Chine - 2018 - 1h59 - VO) avec Yihong Duan, Yiyan Jiang et Yuan Du Gr...