vendredi 5 octobre 2018

13 Octobre Premières solitudes

SAMEDI 13 OCTOBRE 21H 
PREMIÈRES SOLITUDES 
de Claire Simon
France, 2018, 100’
AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DE CLAIRE SIMON

Extrait

Entre seize et dix-huit ans, on est au lycée. Ici, on est à Ivry et on discute entre les cours, même
parfois pendant. Assis dans les couloirs, dehors sur un banc ou sur un parapet avec vue sur la ville, ces jeunes gens dialoguent à deux ou à trois. Prompts aux rires et aux larmes, ils partagent l’histoire de chacun, le commun et le singulier des familles, des héritages et des passions. Ils font aussi part de leur grande solitude.
J’ai choisi la solitude comme question parce que ça me semblait l’expérience la plus intéressante à
partager au-delà des générations. Je leur ai dit : « Je suis beaucoup plus âgée que vous mais j’ai une
expérience de la solitude, vous aussi, donc on peut partir de ça. » La solitude faisait de nous des
égaux. Seulement, quand je disais « solitude », j’avais en tête les terribles passions de l’amitié. Or dès
que j’ai commencé à tourner, la première élève a tout de suite parlé de ses parents.
Entretien avec Claire Simon

18 Octobre Asako

COUP-DE-COEUR DU MÉLIÈS
JEUDI 18 OCTOBRE 20H30
Asako
de Ryusuke Hamaguchi
(Japon - 2018 - 2h - VO)
avec Masahiro Higashide, Erika Karata
En compétition, Cannes 2018
en présence du grand réalisateur Ryusuke Yamaguchi

Extrait

Lorsque son premier grand amour disparaît, Asako est désemparée. Deux ans plus tard, elle
rencontre son double parfait. Troublée par cette étrange ressemblance, elle se laisse séduire
mais découvre peu à peu un jeune homme avec une toute autre personnalité.
Récemment découvert par les cinéphiles grâce au long métrage Senses, sorti par épisodes, le
Japonais Ryusuke Hamaguchi fait ses premiers pas, élégants et stylés, en compétition au Festival de Cannes. 
Son film est totalement surprenant, dans ses rebondissements comme dans son dosage subtil de réalisme et de fantastique. Plusieurs scènes semblent d’abord relever du rêve, puis reprennent leur place dans le récit logique. Asako I et II offre, en filigrane, une réflexion universelle sur l’empreinte laissée par la première passion amoureuse et le passage à un lien plus durable. Avec quelques embardées folles distillées tout au long de l’histoire, le cinéaste suggère combien la rationalité
(conjugale, existentielle) est précaire, friable, prête à exploser à tout moment.

                                                                                                          Louis Guichard, Télérama

22 Octobre Le Départ

LUNDI 22 OCTOBRE 20H30
Le Départ
de Jerzy Skolimowski
(Belgique - 1967 - 1h33)
avec Jean-Pierre Léaud, Catherine-Isabelle Duport, Paul Roland
Cannes Classics, Cannes 2018
AVANT-PREMIÈRE DE RÉÉDITION  EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR !

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Marc a 19 ans. Garçon coiffeur, il aime les voitures et veut participer au départ d'un rallye
qui va avoir lieu dans deux jours. Seulement, il n'a pas de voiture. Nous allons le suivre pendant
48 heures dans sa course effrénée à travers Bruxelles à la recherche d'un véhicule ou de l'argent pour se le procurer. Finalement le hasard lui amène une voiture à domicile. Pourtant le départ n'aura pas lieu.
Né en 1938, Jerzy Skolimowski "est avec Godard, Truffaut, Forman, Resnais, parmi les cinéastes les plus représentatifs de ce cinéma moderne né au sein des nouvelles vagues européennes des années soixante", soulignait en 2016 Alberto Barbera, directeur de la Mostra de Venise, où le réalisateur polonais a reçu un Lion d'Or pour l'ensemble de sa carrière, récompense déjà obtenue pour Le Départ… Avec Roman Polanski, il est le metteur en scène ayant le plus contribué au renouveau du cinéma polonais des années 60 et 70, notamment avec Walkover, Deep End, Travail au noir, 
Le Succès à tout prix…


31 Octobre En liberté

MERCREDI 31 OCTOBRE 20H45
En Liberté !
de Pierre Salvadori
(France - 2018 - 1h48)
avec Adèle Haenel, Pio Marmaï
Quinzaine des réalisateurs – Cannes 2018
sortie nationale


Bande annonce

Yvonne jeune inspectrice de police, découvre que son mari, le capitaine Santi, héros local
tombé au combat, n’était pas le flic courageux et intègre qu’elle croyait mais un véritable
ripou. Déterminée à réparer les torts commis par ce dernier, elle va croiser le chemin
d’Antoine injustement incarcéré par Santi pendant huit longues années. Une rencontre
inattendue et folle qui va dynamiter leurs vies à tous les deux.
Finalement, la critique la plus difficile à écrire est celle d’une comédie vraiment drôle. Rien de plus ennuyeux que les gags décrits par le menu. Rien de plus ardu que d’expliquer pourquoi des acteurs qui d’habitude vous font un tout autre effet suscitent des éclats de rire dès qu’ils ouvrent la bouche. Je pourrais m’arrêter là et affirmer qu’En liberté !, huitième long-métrage de Pierre Salvadori, fait rire, et très fort, et appuyer ce témoignage sur les vagues d’hilarité qui ont secoué, à Cannes, les 800 spectateurs du Théâtre Croisette, où sont projetés les films de la Quinzaine.
Si le rythme comique n’était pas si frénétique, on sentirait vite la petite musique mélancolique chantonnée par les acteurs en contrepoint. Ce n’est qu’après le dernier rire que l’on perçoit cette délicate amertume qui préserve En liberté ! du grotesque et donne au burlesque une élégance qu’il n’atteint que rarement.

                                                                                     Thomas Sotinel, Le Monde

7 Novembre Avant l'Aurore

MERCREDI 7 NOVEMBRE 20H30
Avant l’aurore
de Nathan Nicholovitch
(France - 2018 - 1h45)
avec David D’Ingéo, Panna Nat
Interdit aux moins de 12 ans
RENCONTRE AVEC LE RÉALISATEUR ET DAVID D’INGÉO

Bande annonce


Mirinda, un Français prostitué, vit au jour le jour dans les faubourgs de Phnom Penh. Une
existence faite d’excès et d’espoir, dans une ville toujours marquée par son passé Khmer
rouge. Sa rencontre avec Panna, une petite fille livrée à elle-même, va bouleverser son équilibre
et lui donner le courage de se transformer encore.
Avant l’Aurore est une invitation sans complaisance au Cambodge, où l’on pressent partout les fantômes des Khmers rouges qui continuent de hanter esprits et moeurs. A la sauvagerie des génocidaires a succédé la brutalité des mafias et des proxénètes. On ne connaît pas vraiment d’ailleurs les raisons qui ont conduit Ben à s’installer sur ce territoire.
Le réalisateur déroule autant le récit de ce prostitué français à la conquête du bonheur que celui d’un pays tout entier qui doit se repentir des errements de son histoire. La photographie absolument superbe, quand elle se détourne de ces tristes humanités, s’attache à retranscrire rizières, rivières et villes, comme à chaque fois, offrant un clin d’oeil de poésie au milieu de la détresse du peuple.

                                                                                                                Laurent Cambon, avoir alire

14 Novembre Les chatouilles

MERCREDI 14 NOVEMBRE 21H
Les Chatouilles
de Andréa Bescond, Eric Métayer
(France - 2018 - 1h43)
avec Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac, Ariane Ascaride
Un certain regard, Cannes 2018
bande annonce

Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner.Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses
parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Adulte, Odette danse sa colère,
libère sa parole et embrasse la vie...
Andréa Bescond et Eric Métayer, dont le film a vraiment enthousiasmé le public d’Un certain
regard, ont choisi de traiter un sujet grave avec une légèreté singulière, et un décalage
psychanalytique bluffant, qui, à lui seul, est le meilleur manifeste de résilience. Andréa
Bescond peut revendiquer le droit à ce parti pris osé : cette histoire est la sienne. Même si,
après son livre et son spectacle, dansé et parlé (Les Chatouilles ou la danse de la colère, dont le
film est un prolongement), elle choisit de rendre son propos plus universel. 
Nous voilà complices de chaque petite trouvaille de mise en scène. L’imagination est au pouvoir contre la douleur, les lieux et les époques s’emboîtent, les souvenirs passent par les portes du cabinet
de la psy ou de la chambre d’Odette comme à travers les cloisons amovibles d’une maison de
poupée. L’enfance garde son mot à dire, même si la réalisatrice-danseuse-actrice est devenue,
adulte, une boule d’énergie, de rage solaire, de muscles tendus. Bouleversant.

                                                                                                     Guillemette Odicino, Télérama

13 Octobre Premières solitudes

SAMEDI 13 OCTOBRE 21H  PREMIÈRES SOLITUDES  de Claire Simon France, 2018, 100’ AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DE CLAIRE SIMON Extr...