samedi 12 octobre 2019

18 OCTOBRE DE CENDRES ET DE BRAISES

VENDREDI 18 OCTOBRE 20H45
De cendres et de braises
de Manon Ott, Gregory Cohen
(France - 2019 - 1h13)
RENCONTRE AVEC MANON OTT


Bande annonce


Portrait poétique et politique d’une banlieue ouvrière en mutation, De Cendres et de Braises nous invite à écouter les paroles d'habitants des cités des Mureaux, près de l’usine Renault-Flins. Qu’elles soient douces, révoltées ou chantées, au pied des tours de la cité, à l’entrée de l’usine ou à côté d’un feu, celles-ci nous font traverser la nuit jusqu’à ce qu’un nouveau jour se lève.
En choisissant de filmer en noir et blanc, la réalisatrice souligne la dimension poétique de son projet. Donner la parole aux habitants qu’elle a choisi, c’est leur permettre non pas de se raconter, eux, personnellement, mais d’illustrer un propos qui n’a d’autre ambition que de définir le prolétariat d’aujourd’hui. Que pensent-ils de leur situation ? Quels sont leurs rêves, leurs espoirs, leurs joies ? Les portraits successifs à l’écran permettent de livrer à l’écran les facettes de cette définition : de la vie difficile à l’usine, du déclassement social, des ambitions perdues, des perspectives ou du
lien à la citoyenneté. Leurs noms ne sont pas inscrits à l’écran lors des témoignages : nous sommes bien dans un film, pas dans un reportage pour les médias.
Ce documentaire engagé, à l’esthétique soigneusement travaillée à travers un regard immersif, sans jugement ni misérabilisme, pose, en somme, un regard neuf sur les quartiers populaires de la France de notre époque.
Myriam Desvergnes, avoir alire

29 OCTOBRE ADULTS IN THE ROOM


MARDI 29 OCTOBRE 20H15
Adults in the Room
de Costa-Gavras
(France/Grèce - 2019 - 2h02 - VO)
avec Alexandros Bourdoumis, UlrichTukur, Daan Schuurmans
AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DE COSTA GAVRAS ET D’EDWY PLENEL

Bande annonce


Dans les coulisses occultes de l'Europe, un homme a six mois pour sauver son pays... 
Une tragédie grecque des temps modernes.
À 86 ans, Costa-Gavras n’a absolument rien perdu de son mordant, ni de ses convictions politiques humanistes maintes fois brillamment démontrées au cours de sa prolifique carrière  cinématographique, de L’Aveu à Amen en passant notamment par Missing ou évidemment
par Z qui avait récolté cinq nominations et deux Oscars en 1970 en dénonçant la dictature des colonels en Grèce. Et c’est justement en s’emparant de nouveau d’un sujet d’actualité récente lié à son pays natal, la crise de la dette grecque en 2015 et les négociations houleuses ayant opposés à l’époque pendant des mois le gouvernement (de gauche "radicale") Alexis Tsipras porté alors au pouvoir à la troïka (Commission européenne, Banque Centrale Européenne et Fonds Monétaire
International) que le cinéaste braque ses projecteurs sur ce qu’il considère à l’évidence comme une variation moderne du totalitarisme, feutrée mais tout aussi impitoyable
D’une matière qui aurait pu se révéler particulièrement aride (des chiffres, des hommes en costume autour de vastes tables de réunion, etc.), Costa-Gavras réussit à faire un film passionnant, instructif et souvent divertissant tant une ironie terrible accompagne les nuances de cette nouvelle version de David contre Goliath (mais le second gagne). Un léger décalage réjouissant renforcé par la musique sirtaki composée par Alexandre Desplat et par quelques séquences carrément surréalistes (Tsipras cerné dans un labyrinthe par les autres dirigeants européens, des myriades de chiffres tourbillonnant dans l’air de la BCE). 
Certes, le film est à charge, clairement engagé en faveur d’un camp et certains pourraient y voir une satire trop partiale, mais rien n’est moins sûr…
Ce qui est certain en revanche, c’est que Adults in the Room met intelligemment en lumière et à la portée de tous, des rouages que les initiés préfèrent souvent tenir dans l’ombre sous le prétexte que
"comment des gens du commun peuventils décider de matières économiques complexes ?"
Et qui mieux qu’un Grec et qu’un cinéaste de la trempe de Costa-Gavras pouvait exposer les différentes facettes de cette question de démocratie ?

Fabien Lemercier, Cineuropa

vendredi 11 octobre 2019

4 NOVEMBRE LITTLE JOE


LUN 4 NOVEMBRE  20H30
Little Joe
de Jessica Hausner
(Autriche/GB - 2019 - 1h45 - VO)
avec Emily Beecham, Ben Whishaw, Kerry Fox
AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DE JESSICA HAUSNER

Extrait


Alice, mère célibataire, est une phytogénéticienne chevronnée qui travaille pour une société spécialisée dans le développement de nouvelles espèces de plantes. Elle a conçu une fleur très particulière, rouge vermillon, remarquable tant pour sa beauté que pour son intérêt thérapeutique. 
En effet, si on la conserve à la bonne température, si on la nourrit correctement et si on lui parle régulièrement, la plante rend son propriétaire heureux. 
Alice va enfreindre le règlement intérieur de sa société en offrant une de ces fleurs à son fils adolescent, Joe. Ensemble, ils vont la baptiser " Little Joe ". Mais, à mesure que la plante grandit, Alice est saisie de doutes quant à sa création : peut-être que cette plante n’est finalement pas aussi inoffensive que ne le suggère son petit nom.
Depuis son premier long métrage, Lovely Rita, la réalisatrice autrichienne Jessica Hausner est la
cinéaste du malaise et du dérèglement social ou sentimental, avec toujours une ironie grinçante et une
maîtrise remarquable du hors-champ. Et Little Joe est peut-être son film le plus accessible. Collaboratrice de Michael Haneke, Jessica Hausner signe une mise en scène au scalpel qui plonge le spectateur dans une ambiance incertaine, aidée par la magnifique photographie de Martin Gschlacht et la musique expérimentale de Teiji Ito. 
Un prix de la mise en scène est même envisageable. 
Yannick Vély, Paris Match.

jeudi 10 octobre 2019

11 NOVEMBRE LA BELLE EPOQUE

LUNDI 11 NOVEMBRE 20H45
La Belle Epoque
de Nicolas Bedos
(France - 2019 - 1h55)
avec Daniel Auteuil, Guillaume Canet,
Fanny Ardant, Doria Tillier
HORS COMPÉTITION, CANNES 2019
Sortie Nationale

Bande annonce



Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans,nl’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...
Dès l’annonce de sa sélection officielle hors compétition, le deuxième long métrage de Nicolas
Bedos, après Monsieur et Madame Adelman, a suscité une comparaison avec celui qui l’avait précédé l’an dernier à Cannes dans la catégorie « Comédie populaire à succès avec Guillaume Canet » : Le Grand Bain, de Gilles Lellouche et ses 4,2 millions d’entrées.
Il n’est pas exclu qu’il rencontre lui aussi un vrai succès. Hommage ludique au théâtre (les répétitions, le décor artisanal, les acteurs qui peuvent tout jouer), mais qui intègre la mode des jeux de rôle grandeur nature, du virtuel, des séries et des jeux vidéo « dont vous êtes le héros », comédie du remariage, mais qui ouvre à la possibilité de nouvelles amours, mélodrame nostalgique, qui fait le procès d’un passéisme imbécile, La Belle Epoque procède par allers-retours virtuoses entre histoire et présent, douceur, choc et satire, provoquant tour à tour des pleurs et des rires, que la salle amplifie.

Stéphane Goudet, Positif

dimanche 29 septembre 2019

18 NOVEMBRE MOCKY SANS MOCKY

LUNDI 18 NOV 20H30
LUNDI 18 NOVEMBRE 20H30
HOMMAGE À JEAN-PIERRE MOCKY
Mocky sans Mocky
de Bernard Sasia, Clémentine Yelnik
(France - 2018 - 1h)
documentaire
RENCONTRE AVEC LES RÉALISATEURS





Pour combattre les angoisses du temps présent, plutôt que de prendre des médicaments, les armes ou le pouvoir, un monteur de cinéma décide de faire une "cure de Mocky". Il s'empare de son oeuvre débordante d'images et d'acteurs, miroir de la société française de 1958 a  nos jours. Il imagine en Mocky un oncle idéal, se projette dans ses personnages et, ivre de sa liberté de créer dans l'ombre, déjoue cinématographiquement un complot ourdi par l'araignée qui tisse sa toile destructrice sur la
mémoire vive du monde.
Après Robert sans Robert, sur Robert Guédiguian, voici Mocky sans Mocky, que nous devions diffuser avec Mocky. La soirée se transforme donc en hommage posthume au plus libre des francs-tireurs du cinéma français.


samedi 28 septembre 2019

12 OCTOBRE CHAMBRE 212

SAMEDI 12 OCTOBRE 14H30
Chambre 212
de Christophe Honoré
(France - 2019 - 1h30)
avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste,
Camille Cottin, Benjamin Biolay
UN CERTAIN REGARD, CANNES 2019

Bande annonce

Après 20 ans de mariage, Maria décide de quitter le domicile conjugal. Une nuit, elle part s’installer dans la chambre 212 de l’hôtel d’en face. De là, Maria a une vue plongeante sur son appartement, son mari, son mariage. Elle se demande si elle a pris la bonne décision. 
Bien des personnages de sa vie ont une idée sur la question, et ils comptent le lui faire savoir.
Sur un scénario ciselé orchestrant de manière très fluide tous ces chassés croisés, Christophe Honoré
explore avec beaucoup de drôlerie et sous toutes ces facettes le vieillissement des sentiments amoureux, la nostalgie de la jeunesse physique et psychologique, le miroir de ses actes individuels. Porté par une excellente Chiara Mastroianni, le film se révèle un brillant exercice de style, ce qui constitue à la fois sa force et le revers de sa médaille, la boite à outils finissant par dominer un peu son contenu, sans toutefois que le cachet de l’ensemble n’en pâtisse vraiment.

Fabien Lemercier, cineuropa.org

LES VIDÉOS DU FESTIVAL 2019

JEUDI 19 SEPTEMBRE OUVERTURE




Stéphane Goudet, directeur artistique, reçoit la réalisatrice Céline Sciamma et l'actrice Adèle Haenel, pour leur film "Portrait de la jeune fille en feu", Prix du scénario au festival de Cannes





VENDREDI 20 SEPTEMBRE





Marie Boudon, programmatrice, reçoit la réalisatrice Mati Diop pour la projection, en avant-première, , de son film "Atlantique", Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2019.


SAMEDI 21 SEPTEMBRE





Stéphane Goudet, directeur artistique, reçoit le réalisateur letton Juris Kursietis pour la projection, en avant-première, de son film "Oleg", sélection de la Quinzaine des réalisateurs


DIMANCHE 22 SEPTEMBRE




Atelier autour du bruitage des films par Alain Platiau et Noëlle Guichard-Platiau.






Marie Boudon, programmatrice, reçoit le réalisateur Nicolas Pariser pour la projection en avant-première, de son film "Alice et le maire", sélection de la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes






Marie Boudon, programmatrice, reçoit le réalisateur suisse Antoine Russbach pour la projection en avant-première, de son film "Ceux qui travaillent".

18 OCTOBRE DE CENDRES ET DE BRAISES

VENDREDI 18 OCTOBRE 20H45 De cendres  et de braises de Manon Ott, Gregory Cohen (France - 2019 - 1h13) RENCONTRE AVEC MANON OTT ...