samedi 17 novembre 2018

Conseil d'administration 2018/2019



1Raph Eltabet7Blandine Berujeau13Patrick Dupont
2Michelle Sourieau8Micheline Chorowicz14Marie Agnès  Gayat
3Michel Podgoursky9Catherine Giffard15Marie José Bloncourt
4Sylvie Roux10Gérard Boumghar16Georges Bertrand
5Denis Berujeau11Marie Jeanne Moussard17Mireille Rainguez
6Marie Madeleine Corniéres12Line Gruyer


mercredi 14 novembre 2018

JEUDI 22 NOVEMBRE 20H30
Diamantino
de Gabriel Abrantes,
Daniel Schmidt
(Portugal - 2018 - 1h36 - VO)
avec Carloto Cotta, Cleo Tavares
AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR

Bande annonce





Magnifique, candide et attachant, Diamantino est l’icône planétaire du football, un héros flamboyant
touché par la grâce. Quand soudain, en pleine Coupe du Monde, son génie s’envole dans les vapeurs roses de ses visions magiques, sa carrière est stoppée net. Problème : il ne connaît rien d’autre.
L’univers de Gabriel Abrantes et de Daniel Schmidt est riche, foisonnant, éclectique. Sur le plan esthétique, le grain de la pellicule seize millimètres côtoie le cinémascope, les effets numériques, la caméra drone… 
Entre avant-garde et culture populaire, ce film multiforme affiche une forte ambition : toucher le plus
grand nombre tout en étant radical et inventif. Diamantino est enfin une histoire d’amour au sein d’un
couple fort peu conventionnel. Le duo de choc Abrantes et Schmidt avoue son goût pour les vieilles comédies hollywoodiennes, dont ils vantent la « radicalité », et citent dans leur répertoire L’Impossible Monsieur Bébé (1938), de Howard Hawks, avec Katharine Hepburn et Cary Grant dans le rôle d’un paléontologue. Point de léopard dans Diamantino, mais d’autres bébêtes hantent le terrain de foot.

Clarisse Fabre, Le Monde

29 NOVEMBRE A BREAD FACTORY

JEUDI 29 NOVEMBRE, 20H15
A Bread Factory
Part 1 : Ce qui nous unit
de Patrick Wang
(USA - 2018 - 2h02 - VO)
avec Tyne Daly, James Marsters
RENCONTRE AVEC LE REALISATEURAMERICAIN PATRICK WANG

Bande annonce



Il y a quarante ans, dans la petite ville de Checkford, Dorothea et Greta ont transformé une usine a  pain désaffectée en un espace dédié aux arts : La Bread Factory. Mais un couple célèbre d’artistes-performeurs chinois est arrivé en ville et menace de récupérer les subventions culturelles permettant de faire vivre ce lieu. 
Non sans humour, les habitants de Checkford tentent de s’adapter aux changements et la Bread
Factory de survivre...
Patrick Wang travaille son film comme un diamantaire, facette après facette, scène après scène, avec une grande et belle précision dans la construction de chaque plan, jusqu'à obtenir l'éclat sans pareil
de l'ensemble. Avec au bout une victoire, celle de la sensibilité, de l'intelligence, de l'art comme résistance collective aux tentations individualistes, marchandes, superficielles et délétères. Dans l'Amérique de Trump – et notre vieille Europe aux démocraties malmenées – cette chronique sensible et politique d'un bien commun affirme sa brûlante nécessité ; comment comprendre autrement la référence à Hécube d'Euripide qui préfère mourir libre que vivre esclave ? A Bread Factory ou la
dignité retrouvée des États-Unis, sauvée par un cinéaste, au sens fort du mot, politique.

Clément Schneider, cinéaste, membre de l’ACID

8 DÉCEMBRE BOHEMIEN RHAPSODIE

SAMEDI 8 DÉCEMBRE 20H10
Bohemian Rhapsody
de Brian Singer
(USA - 2018 - 2h15 - VO)
avec Rami Malek, Lucy Boynton

SÉANCE PRÉCÉDÉE DE MINI CONCERTS DES BEAUX LEADS

Bande annonce


Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. 
Du succèsfulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.
A l’issue de ces plus de deux heures de spectacle fougueux, Mercury ressort canonisé, objet de
fascination évident, mais lavé de tous ses péchés. Ses zones d’ombre ont été absoutes, et l’on ressort enivrés par une démarche, certes pas essentielle, mais toujours énergique et fringante. 
Quant à Rami Malek, en Freddie Mercury gringalet, il a un jeu suffisamment incarné pour faire revivre le phénomène vocal et la bête de scène le temps d’une oeuvre imparfaite mais toujours inspirée, à la hauteur de la démesure de ce groupe d’exception qui n’a pas fini de vendre des
greatest hits.

Frédéric Mignard, avoir alire

13 DÉCEMBRE ORDET

JEUDI 13 DÉCEMBRE 20H30
Ordet
de Carl Theodor Dreyer
(Danemark - 1955 - 2h06 - VO)
avec Henrik Malberg, Emil Hass Christensen, Preben Lerdorff Rye
DANS LE CADRE DES ÉCRANS PHILO
avec la Maison populaire, le Collège international de philosophie et le CCEFR de Montreuil

Extrait


En 1930, dans un village du Jutland, des discordes religieuses surviennent entre deux familles lorsqu'il est question d'unir par le mariage deux de leurs enfants. “L’un des plus beaux films de toute l’histoire du cinéma. L’un de ceux que l’on n’oublie jamais quand on l’a vu, summum d’intelligence, de grâce et de sensibilité”.
Dreyer met en lumière le « conflit » entre le coeur et la raison, principalement à travers les personnages de Johannes et de son frère Mikkel, aux trajectoires divergentes, mais aussi à travers tous les personnages du domaine de Borgensgard, régi par le pater familial, le vieux luthérien Morten Borgen. Dreyer rejoint Pascal quand il met en scène des personnages « en devenir », qui évoluent au gré des dialogues et des événements, et vivent des « conversions ». La raison perd alors son piédestal, et l’homme découvre son « coeur » comme une autre possibilité de rapport au réel. Toute la question est alors de savoir comment entendre cette opposition du coeur et de la raison chez Pascal et Dreyer.
Recouvre-t-elle une différence de nature ou de degré ? Et peut-on vraiment parler d’opposition et de conflit ?
Entre le coeur et la raison, faut-il entendre deux facultés séparées ou deux niveaux d’une même faculté de connaître ? 
Isabelle Raviolo

vendredi 5 octobre 2018

13 Octobre Premières solitudes

SAMEDI 13 OCTOBRE 21H 
PREMIÈRES SOLITUDES 
de Claire Simon
France, 2018, 100’
AVANT-PREMIÈRE EN PRÉSENCE DE CLAIRE SIMON

Extrait

Entre seize et dix-huit ans, on est au lycée. Ici, on est à Ivry et on discute entre les cours, même
parfois pendant. Assis dans les couloirs, dehors sur un banc ou sur un parapet avec vue sur la ville, ces jeunes gens dialoguent à deux ou à trois. Prompts aux rires et aux larmes, ils partagent l’histoire de chacun, le commun et le singulier des familles, des héritages et des passions. Ils font aussi part de leur grande solitude.
J’ai choisi la solitude comme question parce que ça me semblait l’expérience la plus intéressante à
partager au-delà des générations. Je leur ai dit : « Je suis beaucoup plus âgée que vous mais j’ai une
expérience de la solitude, vous aussi, donc on peut partir de ça. » La solitude faisait de nous des
égaux. Seulement, quand je disais « solitude », j’avais en tête les terribles passions de l’amitié. Or dès
que j’ai commencé à tourner, la première élève a tout de suite parlé de ses parents.
Entretien avec Claire Simon

18 Octobre Asako

COUP-DE-COEUR DU MÉLIÈS
JEUDI 18 OCTOBRE 20H30
Asako
de Ryusuke Hamaguchi
(Japon - 2018 - 2h - VO)
avec Masahiro Higashide, Erika Karata
En compétition, Cannes 2018
en présence du grand réalisateur Ryusuke Yamaguchi

Extrait

Lorsque son premier grand amour disparaît, Asako est désemparée. Deux ans plus tard, elle
rencontre son double parfait. Troublée par cette étrange ressemblance, elle se laisse séduire
mais découvre peu à peu un jeune homme avec une toute autre personnalité.
Récemment découvert par les cinéphiles grâce au long métrage Senses, sorti par épisodes, le
Japonais Ryusuke Hamaguchi fait ses premiers pas, élégants et stylés, en compétition au Festival de Cannes. 
Son film est totalement surprenant, dans ses rebondissements comme dans son dosage subtil de réalisme et de fantastique. Plusieurs scènes semblent d’abord relever du rêve, puis reprennent leur place dans le récit logique. Asako I et II offre, en filigrane, une réflexion universelle sur l’empreinte laissée par la première passion amoureuse et le passage à un lien plus durable. Avec quelques embardées folles distillées tout au long de l’histoire, le cinéaste suggère combien la rationalité
(conjugale, existentielle) est précaire, friable, prête à exploser à tout moment.

                                                                                                          Louis Guichard, Télérama

Conseil d'administration 2018/2019

1 Raph Eltabet 7 Blandine Berujeau 13 Patrick Dupont 2 Michelle Sourieau 8 Micheline Chorowicz 14 Marie Agnès    Gayat 3 Michel Podgo...