mardi 27 octobre 2015

FESTIVAL SAMEDI 21 NOVEMBRE

.14h  AVANT PREMIÈRE
Le Prophète
de Roger Allers
(USA, Liban – 2015 – 1h24 – VF)

animation
Festival d’Annecy 2015 – Film d’ouverture

Sur l’île fictionnelle d’Orphalese, Almitra, une petite fille de huit ans, rencontre Mustafa,
prisonnier politique assigné à résidence. Contre toute attente, cette rencontre se transforme en
amitié. Ce même jour, les autorités apprennent à Mustafa sa libération. Des gardes sont chargés
de l’escorter immédiatement au bateau qui le ramènera vers son pays natal. Sur son chemin,
Mustafa partage ses poèmes et sa vision de la vie avec les habitants d’Orphalese. Almitra, qui le
suit discrètement, se représente ces paroles dans des séquences oniriques visuellement
éblouissantes. Mais lorsqu’elle réalise que les intentions des gardes sont beaucoup moins nobles
qu’annoncées, elle fait tout son possible pour aider son ami. Arrivera-t-elle à le sauver ?
A Annecy, les applaudissements peuvent éclater en plein film, devant une belle image,
une prouesse graphique, comme on ovationnerait un beau riff de guitare pendant un
concert.

Bande annonce
Projeté en ouverture, Le Prophète, œuvre collective « a sketchs » orchestrée par Roger Allers (le papa du Roi Lion) d'après le long poème philosophique du libanais Khalil Gibran, a ainsi arraché quelques vivats au public : après un tango chorégraphié par le crayon mélancolique et langoureux de Joann Sfar, le temps d'une rêverie d’or et d’arabesques façon Klimt, sous le pinceau de Tomm Moore. Peu importe, pour cette foule d’afficionados, que la star qui produit le film, Salma Hayek, n’ait pas pu se déplacer (« Salma comment ? Connais pas » entend-on dans une file d’attente). Ici, on révère des idoles de papier et de pixels.

                                                                                                                     Cécile Mury, Télérama

.14h15  AVANT PREMIÈRE
Béliers
de Grimur Hakonarson
(Islande – 2015 – 1h33 – VO)
avec Sigurour Sigurjonsson, Theodor Juliusson

Prix Un Certain Regard, Cannes 2015.

Bande annonce
 Dans une vallée isolée d’Islande, deux frères qui ne se parlent plus depuis quarante ans vont devoir s’unir pour sauver ce qu’ils ont de plus précieux : leurs béliers. « Grímur Hákonarson narre cette tragédie familiale dans un écrin de western. Sans se laisser aller à la contemplation purement décorative, le récit va à l’essentiel : au milieu des paysages de la terre de feu et de glace, panoramiques et spectaculaires, surplombés par des écrasants ciels blancs zébrés de gris, s’écrit le destin rugueux de deux frangins dans la mouise. Vont-ils parvenir à se serrer les coudes entre deux coups de shotgun, un coup fourré et un rail de coke ? Ce serait bien, un peu de tendresse. Parce que dehors, il fait sacrément froid. Le film est hard boiled et sans chichis – éclairs de violence, réalisme
brut du quotidien de l’éleveur solitaire, humour vache - mais bien moins patibulaire qu’ils n’en a l’air, à l’instar de ses anti-héros. Leur dégaine flippante de Viking en quad cache un cœur meurtri en quête de dégel. Rigoureux et tendre, on comprend que Béliers ait reçu le prix Un Certain Regard lors du dernier festival de Cannes. »
                                         Eric Vernay, Première



.16h15  AVANT PREMIÈRE
Neige et les arbres magiques (bande annonce du programme)
(France – 2014 – 51 mn)
Programme de 4 courts métrages
A partir de 5 ans
Tigres à la queue leu leu
de Benoit Chieux
(France - 2014- 6 min)


Un petit garçon très paresseux, se fait disputer par sa mère à longueur de journée car elle n’en peut plus de le voir dormir et manger. Un jour, se décidant à se mettre au travail, le petit garçon révèle des ressources insoupçonnées d’imagination, d’inventivité et de persévérance.






La Petite pousse 
de ChaïtaneConversat (France - 2015 -10 min)


Un jour, alors qu’une jeune femme au drap magique s’est assoupie devant chez elle, une petite graine, portée par le vent,  lui tombe dans la bouche. La petite graine se met à grandir dans  son nombril...
One, Two, Tree 
de YuliaAronova
(France- 2014 - 7 min) 

C'est l'histoire d'un arbre, un arbre pas comme les autres. Un beau  jour, il saute dans des bottes
et part se promener.  Il invite alors tous ceux qu'il rencontre sur son chemin à le suivre, le
quotidien se transforme alors en une joyeuse farandole.

Neige 
 de Antoine Lanciaux et de Sophie Roze
(France- 2015 - 28 min) 
Alors que Prune, petite fille de 9 ans, vient de partir avec sa classe dans une station de ski, une
incroyable tempête de neige s’abat sur la ville où réside sa famille. Philémon, son jeune frère, fait
alors une étonnante découverte : une famille d’esquimaux s’est installée sur un rond-point. La rencontre de deux mondes rend possible une merveilleuse aventure...




.17h30  AVANT PREMIÈRE
TAJ MAHAL 
de Nicolas Saada 
avec Stacy Martin, Louis Do de Lencquesaing, Gina McKee, Alba Rohrwacher
(France 2015 1H30)
Thriller 
RENCONTRE AVEC LE RÉALISATEUR
Bande annonce


Louise a dix-huit ans lorsque son père doit partir à Bombay pour son travail. En attendant d’emménager dans une maison, la famille est d’abord logée dans une suite du Taj Mahal Palace. Un soir, pendant que ses parents dînent en ville, Louise, restée seule dans sa chambre, entend des bruits étranges dans les couloirs de l’hôtel. Elle comprend au bout de quelques minutes qu’il s’agit d’une attaque terroriste.
« En dépit du contexte dans lequel s’inscrit le récit (les attaques terroristes de Bombay en 2008), le
lieu fait moins figure chez Saada de terreau politique (l’hôtel comme représentation du monde) que
d’écrin pour son actrice, princesse cloîtrée dans son donjon. Le rapport qu’entretient la mise en scène à son héroïne révèle un paradoxe déjà à l’oeuvre dans Espion(s) : Saada cherche à atteindre une rigueur stylistique mâtinée d’épure narrative tout en se laissant porter par un appétit fétichiste qui tend à transformer son film en pur antasme, ici taillé sur mesure pour un corps, celui de Stacy Martin, révélée par Nymphomaniac de Lars Von Trier. »
                                                                      Critikat.com


.20h45  AVANT PREMIÈRE
21 nuits avec Pattie

de Arnaud et Jean Marie Larrieu
(France – 2015 – 1h55)
avec Isabelle Carré, Karin Viard, André Dussollier
Prix du scénario, festival de San Sebastian 2015
RENCONTRE AVEC LES RÉALISATEURS, ARNAUD ET JEAN-MARIE LARRIEU 

Bande annonce
 Au cœur de l’été, Caroline, parisienne et mère de famille d’une quarantaine d’années, débarque dans un petit village du sud de la France. Elle doit organiser dans l’urgence les funérailles de sa mère, avocate volage, qu’elle ne voyait plus guère. Elle est accueillie par Pattie qui aime raconter à qui veut bien l’écouter ses aventures amoureuses avec les hommes du coin. Alors que toute la vallée se prépare pour les fameux bals du 15 août, le corps de la défunte disparait mystérieusement.

« Depuis plus de quinze ans, les frères Larrieu rafraîchissent le cinéma français avec leurs
œuvres décalées et pleines d’esprit. Leur fantaisie s’exprime ici en pays occitan, où Caroline la discrète Parisienne vient enterrer une mère qu’elle connaissait à peine. Elle y découvre une immense maison ensoleillée, le vin, les bals d’été, les bains nature dans la forêt et toute une faune de locaux menée par l’exubérante Pattie. Tous vivent joyeusement au rythme de leurs pulsions. Mais la veille des obsèques, le corps de la morte disparaît… Ce postulat tragi-comique est alimenté par les superstitions du cru, à saveur surréaliste. Chez les Larrieu, les fantômes dansent sur les tables, les nécrophiles sont romantiques, les champignons mystérieusement érotiques. «Tu n’as pas de
fantasme?», demande Pattie à la chaste Caroline, déboussolée par tant de farniente sensuel. Ajoutez à ceci un casting cinq étoiles: Dussolier en écrivain louche, Denis Lavant en étalon de province, et surtout l’épatante Karin Viard, qui s’approprie de sacrés monologues bien salés. Cet univers provoque bien souvent le rire, parfois le malaise ou l’émotion, et, finalement, un étrange sentiment de bien-être, à l’image de ce voyage initiatique et thriller néo-noir en forme de feel-good movie très charnel. »
Zoé Protat, Festival du nouveau cinéma