jeudi 10 septembre 2015

25 Septembre Soirée Spéciale Agnès Varda

EN PRÉSENCE D'AGNÈS VARDA, AU COURS DE CETTE SOIRÉE SERA BAPTISÉE LA SALLE DU MÉLIÈS QUI PORTERA SON NOM 




Pour les adhérents de Renc'Art, invitation au film  Cléo de 5 à 7 et participation de 2€ pour Jane B.
Pensez à vous inscrire avant le 24 Septembre.

18H30 
CLÉO DE 5 À 7
(France - 1961 - 90')
avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray
Mostra de Venise 1962 /Cannes 1962, sélection officielle / Prix FIPRESCI 1963

Bande Annonce


 La belle Cléo a peur. C’est la vraie grande peur, celle de mourir parce que le cancer menace. Elle attend le résultat d’une analyse médicale. Sa déambulation dans Paris est teintée de cette angoisse qui l’étreint puis reflue, quand elle rencontre un soldat en permission de la guerre d’Algérie. Grâce à lui, elle regarde autour d’elle, s’ouvre au monde, retrouve les forces qui l’avaient quittée.
 


« Un film qui fit date (Varda y précipitait tout ce qu'on nous vend aujourd'hui comme des avant-gardes), mais qui, comme toute entreprise intempestive reste d'une actualité perpétuellement urgente. »
                          Gérard Lefort, Libération
« Sa caméra glisse dans les rues de Paris ; elle ne sait pas encore que l'errance sera dans 15 ans le sujet même du cinéma pour toute une génération. »
                                   Claire Devarrieux, Le Monde

 
20H45
JANE B. PAR AGNÈS V.


(France - 1988 - 94')
avec Jane Birkin, Jean-Pierre Léaud, Philippe Léotard
Berlinale 1988, compétition officielle

Bande Annonce

 « Est-ce que tu es prête à vider ton
sac ? » demande Agnès Varda à Jane
Birkin. « Ah oui, sans problème,
oui ! ». Et comme dans l’univers de
Varda on fait toujours ce que l’on dit,
Jane éparpille aussitôt sur le sol les
objets qu’elle trimballe avec elle.
« Alors, demande-t-elle, tu as appris
quelque chose sur moi, maintenant
que tu as vu mon sac ? ». Et de
conclure : « Même si on déballe tout,
on ne dévoile pas grand-chose. »


Cette réplique, en fait, résume toute la démarche si originale d'Agnès Varda. Ce que Varda a tenté et (presque) entièrement réussi, c'est du « dévoilage ». Comment deviner un être que l'on aime et que l'on admire ? En l'écoutant, certes, mais, mieux encore, en le rêvant.
L'imaginaire, étroitement associé au réel, c'est la méthode Varda. C'est toujours le même « documenteur » qu'elle poursuit, seule approche possible et rigolote de la vérité.
Pierre Murat, Télérama