jeudi 14 mai 2015

MARDI 26 MAI

à 20h30
Los Hongos
de Oscar Ruíz Navia
(Colombie - 2015 - 1h43 - VO)

avant première en présence du réalisateur

Bande Annonce




Los Hongos est l’histoire de deux ados. Deux ados qui, en dépit de la société décadente dans laquelle ils vivent, parviennent à se construire
eux-mêmes et leur identité à travers l’expression artistique, métaphore loin d’être
évidente.





Tourné à Calí, en Colombie, et joué entièrement par des amateurs, le film de Oscar Ruiz Navia évolue dans une réalité aux touches impressionnistes, à la fois esthétiques et
narratives, et tout à fait novatrices. Ras (Jovan Alexis Marquinez Angulo), un ado
noir de classe populaire, vit avec sa mère évangélique, Maria (Maria Elvira Solis), forcée
d’émigrer de la campagne. Calvin (Calvin Buenaventura Tascon), un ado blanc de classe
moyenne dont les parents sont divorcés, vit en grande partie avec sa grand-mère, une
professeure retraitée, Norma (Atala Estrada). Un des points forts du film : une relation de
support mutuel, unie par une passion commune, le street art. Galvanisés par des vidéos en ligne du Printemps Arabe, le duo va infiltrer une réunion de graffeurs de Cali (des vrais artistes, comme Mario Wize) proposant qu’un hommage aux protestataires soit inclut dans le projet du groupe.
Le film est loin d’être uniquement un commentaire politisé sur la société colombienne. Le réalisateur à plutôt essayé d’offrir une perspective sur les problèmes typiques des adolescents, liés à la situation particulière de Calí : l’amour et le sexe, le manque d’argent, la nécessite de se construire soi-même, etc.. Ces expériences sont pourtant
extensibles aux quatre coins du globe, rendant ainsi facile pour le spectateur de s’identifier aux personnages. C’est un récit initiatique en quelque sorte, mais placé dans un contexte un peu spécial.
Un hommage à la ville de Calí, pleine de couleurs, et à ses habitants. Et quelle meilleure
façon de le faire qu’à travers sa jeunesse,interprétée par elle-même et éclatante dans son esprit de liberté ?
Afonso Boliveira