dimanche 29 décembre 2013

MESSAGE AU PRÉSIDENT DE LA COMMUNAUTÉ D'AGGLOMÉRATION EST ENSEMBLE


Adresses où envoyer le texte ci-dessous


Gérard Cosme
Président de la Communauté d’Agglomération Est Ensemble

Monsieur le Président
Comme vous le savez le cinéma Le Méliès, qui est sous votre responsabilité depuis le 1er janvier 2012, va mal : chute de la fréquentation, perte énorme de recettes, frustration des spectateurs, souffrance du personnel, dégradation de la salle… Et les travaux du nouveau Méliès viennent seulement de commencer, avec une nouvelle année de retard.
L'éclatement de l'équipe, le licenciement de Stéphane Goudet, le non renouvellement de contrat d'une programmatrice, la mutation autoritaire de la programmatrice jeune public et de la comptable ne sont pas pour rien dans ce désastre.
Les graves accusations portées par l’équipe municipale sortante se sont révélées sans fondement. Est Ensemble, censé être victime d’un « détournement de fonds » imaginaire, a refusé de s’associer à la plainte déposée par la municipalité. C’est tout à votre honneur mais il serait temps aujourd’hui de tirer les conséquences de l’effondrement des accusations.
A trois mois des élections municipales, toutes les têtes de liste connues à ce jour se sont déclaré favorables à la réintégration de l’équipe qui avait construit le rayonnement exceptionnel du Méliès. La plupart se sont prononcées en faveur du retour à la Ville de cet équipement emblématique de Montreuil. Vous avez pourtant annoncé au personnel du cinéma, que vous avez rencontré le 19 décembre [est-ce le 19 ? ou le 18?] , qu’il serait transféré à l’agglomération d’ici quelques jours.
Le même jour le Parlement adoptait définitivement la loi instituant la Métropole du Grand Paris. Cette loi, qui prévoit la suppression des intercommunalités, entraîne la disparition d’Est Ensemble dans deux ans et le transfert du Méliès à la Métropole, sauf si Est Ensemble accepte de rendre cet équipement à la ville de Montreuil dès 2014.
Pourquoi ce transfert précipité, alors que la municipalité avait affirmé qu’il n’aurait lieu qu’après l'inauguration du six salles ? Pourquoi cette intransigeance affichée devant le personnel et cette volonté de mettre la prochaine municipalité devant le fait accompli ?
Cela nous paraît inexplicable ! Et inacceptable !
C’est pourquoi nous exigeons que le transfert du personnel soit différé et que soit laissée ouverte la possibilité que le cinéma soit rendu à la ville de Montreuil. Nous demandons que le Conseil Communautaire en débatte d’urgence.
Est-il besoin d’ajouter que vous vous honoreriez si vous mettiez fin dès maintenant aux sanctions injustes infligées à plusieurs membres du personnel, avec les conséquences que chacun peut constater aujourd’hui ? Nous vous le demandons expressément.
Nous vous prions d'accepter, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.