jeudi 7 mars 2013

Des élus solidaires (suite)


Communiqué des élus des groupes
Communiste/FASE,
Rassemblement de la Gauche Citoyenne et Parti de Gauche,
Renouveau Socialiste à Montreuil
Socialiste  


Réouverture du cinéma Méliès : Pour nous, le compte n’y est pas !
Nous demandons l’application de l’article 11 du règlement intérieur du conseil municipal !


Après 46 jours d’un mouvement social sans précédent, les salariés du Méliès assureront la réouverture du cinéma ce vendredi 8 mars. A cette occasion, nous tenons à saluer l’esprit de responsabilité et de dignité de l’équipe qui aura été la victime d’attaques d’une brutalité inouïe dont certaines relèvent clairement de la diffamation. Nous saluons leur décision de reprise du travail qui se fera dans un contexte pénible mais qui souligne leur engagement pour la défense de cet équipement culturel auquel nous les savons attachés.

Malgré une propagande abondante et violente, sur les deniers publics, il n’aura échappé à personne que l’attaque avait pour but de justifier la décision municipale de débarquer une partie de l’équipe pas assez malléable et que la Maire et son élu aux affaires culturelles voulaient placer sous contrôle politique.

La fin du mouvement de grève, le déplacement d’agents municipaux mis en accusation, le licenciement du directeur artistique, le tout, sans jugement sur le fond et sans que la justice républicaine n’ait été rendue, ne peut satisfaire les élus que nous sommes.

C’est la raison pour laquelle, nous demanderons - dans la perspective du prochain conseil municipal - conformément à l’article L. 2121-22-1 du code général des collectivités territoriales, un vote en faveur de la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation sur les graves dysfonctionnements qui ont eu lieu dans la gestion de cette affaire.

A cette occasion, nous entendons procéder à l’évaluation du service public communal du cinéma et de l’ensemble des services concernés. Cette demande s’inscrit clairement dans la suite de notre déclaration commune du 11 févrierdernier au cours de laquelle nous faisions part de notre étonnement à la lecture d’un courriel de la directrice générale de la ville reconnaissant des dysfonctionnements depuis « une dizaine d'années ». Si tel devait être le cas, nous maintenons que trois agents communaux aujourd’hui mis en cause ne peuvent servir de boucs-émissaires dans une affaire qui pointerait alors de graves défaillances dans l’encadrement de ces agents.