lundi 21 janvier 2013

Appel de Renc'Art à la manifestation du 19 Janvier 2013

Renc’Art au Méliès poursuit son action

Le directeur artistique du cinéma Le Méliès suspendu

Le 6 décembre 2012, le jour même où Renc’Art fêtait le dixième anniversaire de sa création, la Ville publiait un communiqué de presse annonçant : « la maire de Montreuil saisit le procureur pour détournement de fonds publics ».
Trois employés du cinéma, dont le directeur artistique, sont suspendus, avec interdiction d’accéder jusqu’à nouvel ordre à leur bureau ou au cinéma.
Les journaux, la télévision, les élus de la majorité municipale relaient des informations non vérifiées, laissant entendre, au mépris de la présomption d’innocence, qu’une caisse noire aurait été découverte dans un placard et que ces employés auraient « détourné » des fonds.
La gravité de ces accusations a suscité une émotion considérable à Montreuil et bien au-delà, le Méliès étant un cinéma d’art et d’essai très apprécié de ses spectateurs pour la qualité de sa programmation et la diversité des animations.
L’action de son directeur artistique a contribué fortement au rayonnement du Méliès et Renc’Art, qui regroupe 450 usagers du cinéma, a souvent exprimé sa satisfaction.

Renc’Art interpelle le Conseil municipal

Renc’Art au Méliès est intervenue lors du Conseil municipal du 20 décembre 2012 pour demander des explications et
faire part aux élus de ses inquiétudes sur l’avenir du cinéma municipal Le Méliès.
Notre intervention a été bien reçue et a donné lieu à un long débat qui a permis à l’ensemble des élus municipaux, à
l’exception d’Europe Écologie les Verts, de soutenir notre démarche et d’exiger des réponses à nos questions légitimes.
Force est de constater que nous n’avons pas eu ces réponses et que nos inquiétudes demeurent.

Y a-t-il une « caisse noire » au Méliès ?

Une billetterie séparée (les tickets de carnets à souche connus de tous) est utilisée depuis toujours pour le petit nombre de
séances « non commerciales » où sont projetés les films dépourvus du visa d’exploitation du Centre National du Cinéma.
Les recettes correspondantes étaient versées dans une caisse séparée, ce qui est parfaitement légal. Elles étaient ensuite reversées au Trésor public sous forme d’achat de tickets pour les films CNC donnant lieu à l’attribution de places gratuites dans le cadre de la politique culturelle définie par la Ville..Lors de sa «découverte», en novembre 2012, cette caisse contenait 180 euros... Peut-on d’ailleurs parler de « découvrir » une « caisse noire » quand l’existence de cette caisse était connue de tous depuis sa mise en place* en 2002 lors de la municipalisation du Méliès et quand son fonctionnement a été validé chaque année lors du vote du budget du cinéma (qui n’a jamais intégré ces recettes) ?
* Selon les directives d’Emmanuel Cuffini, alors directeur des Affaires Culturelles et aujourd’hui adjoint à la maire en charge de la Culture et du Budget.

Des fonds ont-ils été détournés ?

Lors du conseil municipal la maire a réaffirmé publiquement que des dizaines de milliers d’euros ont été détournés, sans apporter aucun élément pouvant accréditer cette grave accusation, se retranchant derrière l’enquête en cours. Elle a refusé de faire le moindre pas dans le sens de l’apaisement du conflit.
La municipalité a refusé de communiquer aux élus la teneur de la plainte qu’elle a déposée. Il semble que pour la Ville l’absence de comptabilité séparée pour les recettes non commerciales et leur reversement direct au Trésor public via la caisse CNC constituerait un « détournement ».
Est-ce vraiment sérieux ? N’est-ce pas jouer sur les mots en vue de salir les personnes ?  
Comment, en outre, imputer aux régisseuses cette absence de comptabilité qui ne leur avait pas été demandée par leur responsable ? Elles n’ont fait qu’appliquer les instructions qu’elles ont reçues. Pourquoi impliquer le directeur artistique qui n’avait, pour sa part, aucune attribution en ce domaine ni aucune autorité sur les employées concernées ?
Ne s’agirait-il pas d’un coup monté pour se débarrasser d’un directeur certes efficace et apprécié, mais pas assez docile ?
Et pour déstabiliser en même temps l’équipe du cinéma qui n’avait pas voulu, il y a un an, s’associer aux accusations farfelues de « harcèlement » que la Ville avait invoquées dans une première tentative, infructueuse, de se débarrasser, déjà, de ce maudit directeur artistique ?
En attendant les trois employés restent suspendus jusqu’à une date indéterminée, le fonctionnement du cinéma est gravement perturbé, l’avant-première du film « Aujourd’hui » a été annulée par la Ville, les débats avec les réalisateurs ne peuvent se tenir normalement au Méliès et la Ville se dit obligée d’embaucher des « renforts » pour prendre en charge le travail des personnes suspendues.
Beau résultat ! Quel gâchis !


Longtemps défavorable à ce projet, Dominique Voynet le trouvait « trop cher » et « soutenait une réhabilitation des trois salles actuelles ». Mais quand elle prend le pouvoir en 2008, il est trop tard, les contrats sont signés. « Dès lors, je me suis ralliée au projet du nouveau Méliès, et aujourd'hui, je le porte », affirme‐t‐elle dans Télérama, récusant vigoureusement les accusations qui lui sont faites de négocier en sous‐main la vente à MK2 ou UGC du cinéma.

•    Signez et faites signer la pétition qui a déjà reçu 2 500 signatures •    
Venez nombreux à la manifestation initiée par l’équipe du cinéma avec le soutien de la CGT

Le monde du cinéma se mobilise pour le Méliès !

Le monde du cinéma apporte son soutien au personnel suspendu. De nombreux réalisateurs, comédiens, professionnels du cinéma signent une pétition pour demander la réintégration du personnel suspendu et pour que le problème d’intégration des séances non commerciales dans la comptabilité publique soit réglé en partenariat avec le CNC et le Trésor public.
Pourquoi les travaux du nouveau Méliès sont-ils arrêtés ?
Mais la Ville n’apporte aucune réponse claire à notre question sur l’interruption des travaux depuis des mois.
Renc’Art demande à nouveau la reprise immédiate des travaux et la présentation au Conseil du Cinéma d’un calendrier crédible faisant référence aux dates contractuelles des marchés passés ces derniers mois par la Ville.

Quelle place pour le cinéma dans le projet culturel de la Ville ?

La volonté d’évincer Stéphane Goudet, qui était l’âme du projet de nouveau Méliès, laisse planer un doute sur la réalité des projets de la Ville. La maire s’est voulue rassurante en rappelant l’engagement pris en 2010 de maintenir au futur Méliès son statut de cinéma municipal d’art et d’essai et de préserver ses trois labels.
Mais elle refuse d’engager le débat sur la place de cet équipement dans le projet culturel de la Ville. Un document a été préparé par Stéphane Goudet mais elle refuse de le communiquer au Conseil du Cinéma et de le rendre public comme base de travail, afin que la diversité des acteurs culturels puisse être associée à la réflexion. Pourquoi maintenir secret ce document ?

Renc’Art dans l’action

Renc’Art vous appelle à rester mobilisés pour défendre le cinéma municipal Le Méliès :
https://www.lapetition.be/en-ligne/Soutien-au-cinema-le-melies-12363.html  (soutien au cinéma Méliès)
Manifestation publique pour soutenir Le Méliès, son équipe et son projet
Samedi 19 janvier 2013 à 14h devant Le Méliès
Vous voulez participer à la défense du Méliès ? Etre informé ? Communiquez-nous votre adresse électronique
(Rencart93@yahoo.fr) ou postale (Rencart au Méliès, 35 avenue de la Résistance 93100 Montreuil)