vendredi 7 décembre 2012

Une nouvelle affaire au Méliès


Actualité > 

Montreuil

Une nouvelle affaire au Méliès

Publié le 07.12.2012
Agrandir le texte Diminuer le texte Imprimer l'article Tout leParisien.fr sur votre mobile
Un an avant son transfert dans le nouveau centre-ville de Montreuil et son passage de trois à six salles, le cinéma municipal le Méliès est le théâtre d'un nouveau conflit mettant aux prises la majorité et l'équipe du cinéma.
Hier, la maire, Dominique Voynet (EELV), a annoncé dans un communiqué qu'elle avait porté plainte contre X le jour même pour détournement de fonds publics. 
Elle évoque la découverte au cinéma d'une « caisse noire » alimentée par une double billetterie et par laquelle auraient transité « des dizaines de milliers d'euros depuis une dizaine d'années ». Selon elle, c'est à la suite d'un signalement d'une agente remplaçante que la nouvelle directrice aurait découvert, dans les armoires du cinéma, des enveloppes contenant de grosses sommes en liquide et des relevés sur des feuilles volantes, soit 18000 €, correspondant à la vente de billets en octobre.
Une caisse séparée pour les séances non commerciales
Toujours selon l'élue, il s'agirait du produit des séances « non commerciales : documentaire ou projections scolaires » du Méliès. Lundi, les deux régisseuses ont été convoquées à la mairie. « De façon naïve, elles ont reconnu des pratiques illégales », assure Dominique Voynet. Les deux agents ont été suspendus ainsi que le directeur artistique du Méliès.
Hier soir, l'équipe du cinéma a expliqué avoir reçu l'ordre de l'administration de ne pas répondre à ces accusations. Le syndicat CGT-Territoriaux devrait le faire pour eux ce matin. Mais des soutiens prennent déjà leur défense. « Cette révélation est bidon, explique l'un d'eux. L'existence d'une caisse séparée pour les séances non commerciales est légale. Il suffit d'aller sur le site du Centre national du cinéma pour s'en rendre compte. »
Hier soir, les groupes Rassemblement de la gauche citoyenne/Parti de gauche et Renouveau socialiste ont dénoncé les méthodes de la maire. Le premier a réclamé la réunion de la conférence des présidents de groupe, accusant la majorité de « livrer en pâture des agents de la ville ». Le second a appelé au respect de la présomption d'innocence, constatant que la maire est « devenue coutumière de ces grands procès lancés par voie de presse, qui, jusqu'à présent, n'ont pas encore trouvé de débouchés judiciaires ».
 
Le Parisien